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Repenser la France : c’est le bon moment !

19/08/2022

OPINION. Les crises économique, énergétique et géopolitique que nous allons traverser vont bouleverser l’Europe. La France saura-t-elle repenser son avenir et en profiter pour sortir par le haut de ses quarante années de renoncements ?

Repenser la France : c’est le bon moment !

Rien ne sera plus comme avant et la France peut en profiter. Longtemps, le pays des « technocrates et aristocrates sans frontières », celui des flagorneurs qui aiment s’entendre parler, des grands experts de la connaissance heureuse, des nouveaux Jupiter, Héphaïstos ou autre Hermès, s’était persuadé qu’à jamais, bouleversements économiques, crises pandémiques, grandes pénuries et guerres traditionnelles en Europe ne reviendraient. Avec l’aide compatissante de la bien-pensance mondialisée et de l’Union européenne, nos dirigeants français pensaient sauver la France de tous ses maux en la noyant dans l’Europe, et ainsi, la débarrasser de sa grandeur et son indépendance, deux qualités bien encombrantes pour tout Européen franchouillard un peu sincère.

En échange de quoi, nous avons eu la disparition de notre industrie, les déficits cumulés de l’État, la dissolution de la France, la socialisation de notre économie mixte, la perte de l’identité française, la soumission au droit européen, la victoire des minorités sur le collectif, l’open-bar migratoire, etc. Contre ces défaites successives, les remèdes traditionnels bien français — boniments, arrogance et morgue — ont constitué pour nos gouvernants le nec plus ultra des politiques publiques menées depuis les années Mitterrand.

Et patatras ! Volant en escadrille — pour paraphraser Chirac —, arrivèrent le Covid et les pénuries, l’inflation et la hausse des taux d’intérêt, l’Ukraine et la russophobie, la crise énergétique et la décroissance écologique, Nancy Pelosi et le tigre chinois, etc. Et tout cela en raison de l’emballement géostratégique de quelques dirigeants occidentaux, plutôt belliqueux, tous partisans de l’entre-soi : les États-Unis et leur poisson-pilote, la Commission européenne. Bernard-Henri Lévy pourra refaire l’histoire à sa façon, mais ce qu’on appelait jadis l’impérialisme américain est bel et bien de retour ; et avec lui, la guerre froide, le droit d’ingérence, les interventions militaires, la mise en coupe réglée des Européens,...

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