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Carte d’identité 2.0 : la France en panne de souveraineté numérique

02/08/2021

ARTICLE. Généralisée à partir du 2 août, la nouvelle pièce d’identité 2.0 ne sera pas associée à une « identité numérique régalienne ». Un retard français qui s’explique par des raisons d’ordres stratégiques et politiques, au risque de voir nos données personnelles entre les mains des GAFA.

Carte d’identité 2.0 : la France en panne de souveraineté numérique

Plus petite, plus sûre et dotée d’une puce biométrique pour stocker des informations comme des empreintes digitales, la nouvelle carte d’identité est en circulation. Mais alors que de nombreux pays européens proposent déjà une solution numérique associant l’identité régalienne et des identités commerciales sécurisées, en France le dossier d’une identité numérique d’État patine. Un problème majeur…

De quoi parle-t-on ?

L’identité numérique est l’avatar digital de la pièce d’identité nécessaire pour s’identifier dans le monde physique. Quand il est garanti par l’État, il s’agit d’un sésame digital promettant de simplifier les démarches administratives des Français, tout en leur assurant une protection face aux ambitions des géants du numériques.

C’est en ce sens que l’État Français a incité en mai 2020 les entreprises privées à tester pendant un an l’intégration de France Connect, utilisé par quelques 25 millions de Français, afin de déterminer les secteurs d’activité qui trouveraient un bénéfice à proposer à leurs utilisateurs la connexion via ce portail.

De fait, la carte nationale d'identité électronique (CNIE) reste la condition nécessaire (mais non suffisante) pour le développement d'une identité numérique garantie par l'état civil. La puce électronique ainsi greffée à la nouvelle carte devrait alors se connecter à un système informatique, pour permettre aux professionnels du secteur de vérifier l'identité d'un internaute. A condition qu’un tel système existe, ce qui n’est pas encore le cas.

Pour rappel, un rapport parlementaire publié en juillet dernier appelait l’État à presser le pas, à l’heure où la plupart des pays européens proposent déjà une solution numérique associant l'identité régalienne et des identités commerciales sécurisées. « La nouvelle carte d'identité est prête pour l'identité numérique, mais des décisions restent à prendre du côté de l'Etat, y prévient la députée LREM Christine Hennion. Et d’ajouter : « Maintenant que la CNIE est sortie, j'espère...

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