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Le préfet Didier Lallement, commandeur de la Légion d’honneur

15/07/2021

ARTICLE. Mercredi 14 juillet, le préfet de police de Paris Didier Lallement a été promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur. Grand artisan de la répression des Gilets jaunes, le haut fonctionnaire est pourtant une personnalité particulièrement contestée et impopulaire.

Le préfet Didier Lallement, commandeur de la Légion d’honneur

Nommé préfet de Paris depuis le 21 mars 2019 pour contenir le mouvement des gilets jaunes, Didier Lallement a enfin vu son zèle récompensé. Le mercredi 14 juillet, le haut fonctionnaire faisait en effet partie de la promotion 2021 de la Légion d’honneur. Au total, 467 heureux bénéficiaires de la médaille, dont Didier Lallement qui a intégré la liste des 17 élevés au grade de commandeur. Il a fallu qu’un ministre constitue un dossier qui soit ensuite validé par le conseil de l'ordre de la Légion d'honneur et, enfin, soumis à l’accord du président de la République.

Assez logiquement, sitôt publiée au Journal officiel, cette nomination a déclenché un tollé. Car l’actuel préfet de police de Paris souffre d’une réputation qui en a fait l’un des hauts fonctionnaires les plus contestés de France.

“Nous ne sommes pas du même camp, madame !”

Les gilets jaunes s’en souviennent encore. Une répression lourde s’était abattue à partir du printemps 2019 sur les manifestants – certains en gardent encore les stigmates. Comme Manuel Coisne, qui avait perdu son œil gauche le 16 novembre 2019… sans parvenir à susciter la moindre parole de compassion de la part du préfet.

Une autre séquence médiatique, filmée par BFMTV le 17 novembre 2019, avait marqué les esprits. Discutant cordialement avec une femme aux abords de la place d’Italie, dégradée par des manifestations la veille, l’échange avait tourné court quand Didier Lallement avait rémarqué un pin’s jaune « gilet jaune » sous l’écharpe de son interlocutrice. « Eh bien, nous ne sommes pas du même camp, madame. Ça suffit », avait conclu, méprisant, le préfet de police. La femme de 61 ans ne lui demandait rien d’autre que de les protéger de la violence des blacks blocks et son préfet lui apprenait que la police servait un camp...

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