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Nouvelle procédure contre Mélenchon: Une gravissime atteinte à la liberté politique

L’actualité judiciaire nous offre un spectacle tout à fait exceptionnel, qui illustre de façon caricaturale le ralliement de la haute fonction publique judiciaire à Emmanuel Macron.

Nouvelle procédure contre Mélenchon: Une gravissime atteinte à la liberté politique

Plus besoin de pressions, de consignes, voire d’ordres. De nos jours, les parquets et les juges du siège déploient un zèle impressionnant pour protéger les amis du pouvoir et poursuivre ses adversaires.


Petit rappel du feuilleton: le 10 juin d'abord, Éliane Houlette, ancienne patronne du Parquet national financier (PNF), avoue implicitement devant une commission parlementaire à l’Assemblée nationale que la procédure contre François Fillon au printemps 2017 était bien destinée à le disqualifier dans la course à la présidence, permettant ainsi l’élection d’Emmanuel Macron.

Quelques jours plus tard, le 23 juin, on apprend dans Médiapart l'existence d'une manipulation lors d'une procédure judiciaire visant le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, un proche d’entre les proches du chef de l'Etat. Manipulation organisée à la suite d’une intervention du président de la République en personne, qui a permis de blanchir Kholer d'accusations pourtant, semble-t-il, fondées.

Le lendemain, Le Point révèle que les téléphones mobiles appartenant à une dizaine d'avocats pénalistes parmi les plus connus de France, souvent défenseurs de membres de l’opposition, ont été espionnés pendant six ans (!) par la justice, prétendument pour connaître l’auteur d’une fuite.

Épisode invraisemblable et indigne d’une démocratie normale: nous somme là face à un violation grossière du secret professionnel des avocats. Ce qui n'a pas empêché le remplaçant d’Éliane Houlette à la tête du PNF, Jean-François Bohnert, de déclarer sur RTL le 30 juin (marchant vaillamment sur les traces de cette dernière): «le PNF n’est à aucun moment sorti des clous (…) à partir du moment où les magistrats aussi bien que les policiers (…) ont respecté les termes du code de procédure pénale, il n’y a rien à dire».

Eh bien si. On va dire quelque chose. On va rappeler qu’en violant aussi grossièrement le secret professionnel des avocats, principe protégé par la Constitution...

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