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Gilets jaunes : des CRS reconnus coupables de violences écopent d’un « avertissement »

03/03/2022

ARTICLE. Les CRS mis en causes pour violences sur des Gilets jaunes dans un Burger King en décembre 2018 sont passés en conseil de discipline. Verdict : deux d'entre eux ont écopé d'un simple "avertissement" alors que l'IGPN avait pourtant reconnu le caractère injustifié de ces actes. Sévérité à géométrie variable ?

Gilets jaunes : des CRS reconnus coupables de violences écopent d’un « avertissement »


Le 1er décembre 2018, lors de l’acte 3 des Gilets jaunes à Paris, l’IGPN avait été saisie après la diffusion de vidéos montrant des manifestants, réfugiés dans un fast-food Burger King et se faisant violemment molester par une douzaine de CRS. Mis en examen, les policiers incriminés ont comparu devant le conseil de discipline de la police nationale, les 28 février et 1er mars derniers : seuls deux « avertissements » ont été prononcés, malgré la reconnaissance des violences par l’IGPN.

Un commissaire de police et un commandant, mis en cause pour des violences contre des Gilets jaunes dans un Burger King à Paris en 2018, sont menacés d’un « avertissement » après leur passage en conseil de discipline, révélait Le Figaro le 1er mars, se basant sur des sources syndicales. Ce conseil a vocation à proposer des sanctions, qui seront ensuite confirmées ou non par la Direction générale de la police nationale (DGPN). Dans la fonction publique, l’avertissement est la sanction disciplinaire la plus basse et ne fait l’objet d’aucune mention dans le dossier de l’agent, contrairement au blâme qui y figure trois ans au minimum.

Deux capitaines de police comparaissaient également lundi. Le premier a échappé à toute sanction. Un blâme avait été proposé pour le second, mais n’a pas recueilli une majorité de votants. Complaisance ? C’est possible. À moins qu’il ne s’agisse d’une volonté de laisser plus de liberté à la DGPN en ce qui concerne l’interprétation des faits. Les quatre policiers avaient été mis en examen en juin 2020 pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ». Ils sont interdits de communiquer entre eux, d’exercer leur fonction sur la voie publique ou de porter une arme.

L’IGPN a pourtant reconnu ces violences

Les images de la scène, filmées par des journalistes et...

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