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La rétention d’information de la Cour des comptes sur le coût de l’immigration illégale

ARTICLE. Le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a affirmé qu’il avait sciemment retardé la publication du rapport accablant sur le coût de l’immigration illégale afin qu’elle ne « puisse pas interférer en quoi que ce soit avec le débat politique ». Par le passé, Pierre Moscovici n’hésitait pourtant pas à partager des notes structurelles afin d’avertir l’opinion publique. À vrai dire, selon lui, l’immigration ne fait pas partie des « vrais sujets ».

Pierre Moscovici
Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes.Clement Tissot/SIPA


La Cour des comptes a-t-elle failli à son devoir ? La publication d’un rapport éloquent sur le coût de l’immigration irrégulière a été retardée, laquelle devait intervenir le 13 décembre dernier, soit deux jours après la motion de rejet préalable au projet de loi Immigration. Toute honte bue, le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, a affirmé hier avoir « personnellement » décidé du report de la publication, puisqu’il ne souhaitait pas que « cette publication puisse interférer en quoi que ce soit avec le débat politique ». D’aucuns ont dénoncé la rétention d’information abusive de la part de la Cour des comptes. « Ce choix pose un vrai problème. Faut-il en déduire que nous n’avions pas le droit d’être éclairés par nos institutions sur les enjeux de ce débat décisif ? La Cour travaille-t-elle pour la communication du gouvernement, ou pour l’information des Français ? », s’est étonné le député au Parlement européen François-Xavier Bellamy sur X (ex-Twitter).


La Cour des comptes s'était félicitée avant la présidentielle de 2022 « d’informer le gouvernement et...

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