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L'histoire des paysans français depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à nos jours

CRITIQUE. En pleine crise agricole et à quelques jours de l’ouverture du Salon de l’agriculture samedi prochain, la lecture du livre de l’historien Éric Alary, L’histoire des paysans français (ed. Perrin), nous fait comprendre à quel point le déclin agricole ne date pas d’hier. Dès la fin du XIXe siècle, le nombre d’agriculteurs diminue, avec en toile de fond l’industrialisation du pays. Un sentiment d’abandon et de désertification qui anime sans cesse les paysans, contraints de s’adapter toujours plus vite aux bouleversements du monde.

L'histoire des paysans français
"L'histoire des paysans français", ouvrage écrit par l'historien Éric Alary.


Un lent et inexorable déclin. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier l’histoire de la paysannerie française depuis la fin du XIXe siècle. À l’heure où les agriculteurs manifestent leur colère contre le gouvernement ou encore l’Union européenne, nous nous sommes plongés dans l’ouvrage de l’agrégé d’histoire et écrivain Éric Alary, L’histoire des paysans français, publié en 2016. Le regard que porte la population française à l’égard des agriculteurs est d’ailleurs complexe : elle s’en amourache aussi vite qu’elle les oublie.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, certains grands écrivains n’y vont pas de main morte dans leurs critiques vis-à-vis des agriculteurs. De Flaubert à Zola en passant par Maupassant, le paysan est décrit comme stupide, cupide, voleur, avare voire criminel. Mais lorsque les villes deviennent progressivement des « poudrières », des lieux de contestation et les ouvriers une classe sociale nourrissant les peurs, l’agriculteur représente alors celui qui travaille tranquillement dans...

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