Agriculture : un accord trouvé entre l’Ukraine et l’UE sur les quotas
ARTICLE. L’UE a annoncé lundi 30 juin être parvenue à un accord « de principe » avec l’Ukraine sur les échanges commerciaux à long terme de produits agricoles. Une « délibéralisation » tardive… et bien timide.
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Le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, et son homologue chargé de l’Agriculture, Christophe Hansen, ont déclaré avoir trouvé un accord lundi 30 juin avec l’Ukraine sur l’agriculture. Les deux hommes ont qualifié l’accord de « prévisible »et « réciproque », sans toutefois préciser les quotas ou les volumes convenus. Avec cet accord, « nous sécurisons les flux commerciaux de l’Ukraine vers l’Europe. […] Dans le même temps, nous continuons à protéger les intérêts de nos agriculteurs », a affirmé de son côté la présidente de la Commission européenne , Ursula von der Leyen, dans un communiqué. « Les producteurs de l’UE et de l’Ukraine méritent une base stable et prévisible pour le développement futur du commerce bilatéral », a conclu Christophe Hansen. Ce dernier a indiqué que l’élargissement de l’accès au marché ukrainien était subordonné à l’alignement de Kiev sur les normes agricoles de l’UE d’ici 2028, notamment en matière de bien-être animal et d’utilisation des pesticides.
Le nouvel accord permettra à l’Ukraine de vendre plus, grâce aux augmentations de quotas, tels que les œufs, la volaille, le sucre, le blé, le miel ou encore le maïs. Il inclut des clauses de sauvegarde permettant des restrictions commerciales si des perturbations intervenaient sur le marché. Une deuxième partie, avec des produits tels que le beurre, le lait écrémé en poudre, le malt, le gluten, l’avoine et l’orge, verra elle aussi ses quotas augmenter pour atteindre les niveaux les plus élevés atteints depuis le début du conflit en Ukraine. Le troisième groupe de produits sera quant à lui entièrement libéralisé. On y retrouve le lait entier en poudre, le lait fermenté, les champignons et le jus de raisin. Les agriculteurs européens pourront bénéficier d’un accès plus large au marché ukrainien, notamment pour la viande de porc, la volaille et le sucre.