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Meurtre d’un prêtre vendéen : impuissance d’Etat

09/08/2021

ARTICLE. Ce lundi 9 août, un prêtre a été tué en Vendée. L’auteur du crime se serait dénoncé aux gendarmes. Il s’agirait d'Emmanuel Abayisenga, le ressortissant rwandais suspecté d’avoir mis le feu à la cathédrale de Nantes l'année dernière. Sans-papiers depuis 2012, il était sous contrôle judiciaire depuis juillet 2020.

Meurtre d’un prêtre vendéen : impuissance d’Etat

À Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) dans les locaux de la communauté des frères missionnaires Montfortains, un corps sans vie a été retrouvé ce lundi 9 août. Il s’agit du père Olivier Maire, supérieur des Montfortains, dont on ignore pour le moment les causes du décès, si ce n’est qu’il n’a pas été provoqué par un couteau. Le parquet vient d’ouvrir une enquête pour « homicide volontaire ».

En milieu de matinée, un homme s’est volontairement présenté à la gendarmerie de Mortagne-sur-Sèvre, confessant avoir commis le crime. Cet individu est loin d’être inconnu des services de police ; d’après une source proche du dossier qui a témoigné auprès de l’AFP, il s’agirait d’Emmanuel Abayisenga.

Ce ressortissant rwandais de 40 ans a fait la Une de la presse il n’y a pas si longtemps. En juillet 2020, c’est lui qui aurait été la source de trois foyers d’incendie simultanés au sein de la cathédrale de Nantes, provoquant de lourds stigmates à l’édifice, et la quasi-destruction du grand orgue.

Au cours de leurs investigations, les enquêteurs avaient découvert que ce sacristain bénévole du diocèse, chargé de fermer la cathédrale tous les soirs, était sans papier sur notre territoire depuis son arrivée en 2012.

Passes d’armes politiciennes ?

C’est donc ce même Emmanuel Abayisenga qui s’est présenté à la police aujourd’hui. Le meurtre du père Olivier Maire, dont il reste encore beaucoup de choses à apprendre à l’heure où nous écrivons ces lignes, a donné l’occasion à une guéguerre attendue par tweets interposés : « En France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de #Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre », a tweeté Marine Le Pen, en impliquant nommément Gérald Darmanin.

Attaqué, le ministre de l’Intérieur a immédiatement rétorqué : « Quelle indignité ! Plutôt que de...

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