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Mila témoigne : “On m’a faite prisonnière dans mon propre pays”

14/06/2021

EDITO. Interrogée le 13 juin dans l’émission Sept à huit, Mila a témoigné de son quotidien. Elle vit recluse, doit se déguiser pour sortir et faire face à des centaines de milliers de messages de harcèlement. Le prix à payer pour « blasphémer », dans la France du XXIe siècle, sous l’œil complaisant de ceux qui auraient dû la défendre.

Mila témoigne : “On m’a faite prisonnière dans mon propre pays”

Elle est apparue sur l’écran, le visage grave. Le 13 juin, au micro de la journaliste Audrey Crespo-Mara, dans l’émission “Sept à huit”, Mila a raconté son quotidien. La jeune femme de18 ans, a vu sa vie basculer quand en janvier 2020, elle avait déclaré dans une vidéo publiée sur Instagram : “Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le cul”. Une phrase particulièrement mal perçue par certains internautes, fanatiques et moins fanatiques…

Dix-huit mois se sont écoulés. Dix-huit mois qui ont vu l’adolescente basculer dans l’isolement. Son post Instagram a enflammé les réseaux sociaux, les insultes se sont multipliées, de plus en plus violentes : “À l’heure qu’il est, ceux qui m’ont menacée de me brûler à l’acide, de me jeter sous un pont, de m’égorger (…) ces gens-là n’ont pas été inquiétés et sont toujours là-bas.” Là-bas, à savoir son lycée dont elle a été exclue, tout comme elle l’a été du lycée militaire qui l’a accueilli par la suite.

Depuis lors, la jeune fille a été plongée dans une réclusion qui ne dit pas officiellement son nom. Les autorités publiques craignent (à raison) pour son intégrité physique. À tel point que l’entretien de TF1 a eu lieu dans un endroit tenu secret, encadré par plusieurs officiers de sécurité mobilisés pour l’occasion. La folie de la situation apparaît ici : pour une vidéo certes vulgaire (ce que ne nie pas son auteur), objectivement blasphématoire (mais en aucun cas illégale, le délit de blasphème n’existant tout simplement pas dans la loi), une mineure s’est vue privée de sa liberté. À cause de l’obscurantisme de la foule, et sans que la société, pourtant si prompte à se révolter à la moindre occasion, ne semble s’en inquiéter.

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