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Violences intracommunautaires : malaise chez les féministes antiracistes

ARTICLE. L’association féministe communautariste Lallab a lancé une campagne pour dénoncer les violences commises à l’encontre des femmes au sein de la communauté musulmane. Mais gare à l’islamophobie !

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L’intersectionnalité des luttes a ses raisons que la raison ignore. Lallab, une association antiraciste et féministe proche de l’islam politique, a lancé une campagne numérique à l’occasion du « muslim women’s day » — journée internationale des femmes musulmanes, non reconnue par les Nations unies — pour attirer l’attention sur les violences subies par les femmes au sein de la communauté musulmane, « ou par des hommes racisés », précise le communiqué. Sujet tabou s’il en est, puisqu’abordé avec des pincettes… notamment par le site d’information Mediapart, pour lequel le simple fait de dénoncer des violences « risque de nourrir l’islamophobie », faisant de cette question « le dilemme des musulmanes ».

Par violences intracommunautaires, l’association, qui fait la promotion du port du voile islamique, entend : « Cet homme qui utilise des arguments religieux pour exercer une emprise sur sa conjointe, cette femme qui tient des propos racistes sur les fidèles noir.e.s à la mosquée, ce responsable d’une association religieuse qui profite de la précarité de ses employées qui portent le foulard pour les sous-payer. » En résumé, tous types de violences exercées entre personnes issues d’une « minorité opprimée », selon la nouvelle terminologie woke qui consiste à voir la société sous le prisme d’une échelle des oppressions.

Conflit de loyauté


Mais lorsque le monde militant feint de découvrir que le vice et la méchanceté ne sont l’apanage d’une sociologie présumée « dominante », cette prise de conscience heurte leur logiciel. Ainsi, Mediapart nous raconte l’histoire d’une jeune femme abusée pendant six ans par son ex-compagnon, un « homme racisé », qu’elle a mis des années à confronter devant la justice : « Je pense que s’il avait été un homme blanc, riche, de 50 ans, d’une entreprise du CAC 40 ou quelque chose comme ça, j’aurais eu beaucoup plus de facilité à le dénoncer », assure-t-elle. Une autre femme, victime d’une agression...

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