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Violences urbaines après la victoire du PSG : la gauche s'enfonce encore dans le déni

ARTICLE. Comme prévu, la victoire du Paris-Saint-Germain en finale de la Ligue des champions face à Arsenal a été suivie de nombreuses et intenses scènes de violence urbaine. Gênée aux entournures, la gauche peine à convaincre quand elle tente d’inverser les rôles et responsabilités.

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Thomas Padilla/AP/SIPA

Pile je gagne, face tu perds. Ce samedi 30 mai, le scénario de l’après-match du Paris–Saint-Germain était écrit d’avance. Le club parisien perdait la finale de Ligue des champions de football face à Arsenal : émeute. Il l'emportait : émeute. Ainsi va la vie footballistique de ces dernières années, quand elle concerne un certain type de clubs et un certain type de supporters. Le PSG a gagné sa finale 4-3 au tir au but. Et comme en 2025, les flammes se sont embrasées dans les rues de Paris et de certaines villes de Province.

Outre le bilan matériel, le bilan humain est déplorable. Dans une déclaration, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a annoncé plus de 780 interpellations, mais aussi 219 blessés, dont 8, grièvement. À l’heure où nous écrivons ces lignes, un mort dans un accident de cyclocross est avéré, et un corps sans vie a été repêché dans la Seine. De quoi faire réagir les forces politiques et médiatiques, avec plus ou moins de surprises.

Tout d’abord à droite où les déclarations étaient assez attendues. Pour Marine Le Pen, « il n’y a qu’en France où la victoire d’un club de foot provoque des émeutes. Il n’y a qu’en France où chacun se sent obligé de s’enfermer chez soi un soir de victoire pour éviter d’être confronté à des violences ». La député RN et possible candidate en 2027 estime que « les Français n’en peuvent plus de ces scènes de chaos qui se multiplient au moindre prétexte, et ce, malgré un dispositif de sécurité hors-norme ». Elle est rejointe par le Président du parti, Jordan Bardella, qui dénonce « des bandes [qui] s’en prennent aux biens publics, aux commerces et aux forces de l’ordre » et dont « Le mode opératoire est toujours le même : caillasser, détruire, piller. »


C'est la...

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