1998 – 2026 : du rêve au chaos
CONTRIBUTION / OPINION. Que reste-t-il de la France « black blanc beur » qui célébrait la victoire footballistique de 1998 ? Du sang, du feu et une profonde fracture civilisationnelle, regrette notre contributeur à la lumière des évènements destructeurs qui ont émaillé la France la nuit du 30 au 31 mai dernier.
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12 juillet 1998, première Coupe du monde remportée par l’équipe de France de football. Dans la nuit, 1.5 millions de personnes en liesse sur les Champs-Élysées. La France « black, blanc, beur », on était nombreux à y croire. La société multiculturelle, ce n’était pas qu’une utopie. On allait y arriver…
30 mai 2026, seconde Coupe d’Europe pour le PSG. Dans la nuit, des milliers de jeunes barbares ivres de haine cassent, brûlent et se livrent au pillage dans de nombreuses villes françaises. Des policiers et des pompiers sont pris pour cibles. Des colonnes de fumée s’élèvent de Paris…
Entre les deux dates, moins de 30 ans ont passé. Le temps suffisant pour que se creuse un fossé civilisationnel.
Les chenapans chahutent…
Depuis la victoire du PSG, le narratif de la wokisphère médiatique euphémise les pillages de magasins, les destructions de mobilier urbain, les autos incendiées et les tirs de mortiers d’artifice sur les forces de l’ordre en requalifiant toutes ces violences de « débordements » ou « d’échauffourées ». Ou quand il s’agit de faire passer des scènes de guerre civile pour « La guerre des boutons ».
Que la France gagne ou perde cet été à la Coupe du monde de football, il s’ensuivra inévitablement une ou plusieurs nuits de violences urbaines. Il est probable que, du Monde jusqu’aux médias de service public en passant par Libération, on nous serve alors quelque chose comme « dans une ambiance bon enfant et au milieu de feux de joie, de juvéniles sacripants et autres facétieux galopins ont toute la nuit rivalisé d’espiègleries et de friponneries dans les rues de nos villes ».
En appliquant la jurisprudence idéologique « Crépol » – qui a présenté un carnage au couteau perpétré par une bande de banlieue comme une banale « rixe » – la bataille de Poitiers deviendrait une « altercation » et la Saint-Barthélémy une simple « brouille »....
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