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Coût de l’énergie : une bombe sociale sur le point d’exploser ?

ARTICLE. Avec la forte hausse du coût du carburant va bientôt s’ajouter celle du gaz. Alors que la pauvreté en France ne cesse de progresser, la question des prix de l’énergie va devenir l’un des enjeux majeurs de cette fin d’année.

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Syspeo/SIPA


2018 : le peuple des Gilets jaunes se soulève face à l’augmentation des prix du carburant décrétée par le gouvernement. Lequel gouvernement aura mis le feu aux poudres contestataires en fustigeant, par la voix de son porte-parole d’alors, Benjamin Griveaux « la France qui fume des clopes et roule au diesel ». Cette arrogance fait défaut au gouvernement actuel. Pour autant celui-là semble bien sans défense face à l’envolée des prix de l’énergie et de leurs conséquences à venir.

Il y a tout d’abord la question la plus palpable en l’absence du froid automnal et hivernal à venir : les prix du carburant. Ce mardi 8 septembre, il fallait débourser en moyenne 2,12 euros pour un litre d'essence, contre 1,72 euro en février. Pour le diesel, l’addition est encore plus lourde, 2,28 euros contre 1,62 euro. La guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran a entraîné le blocage de près d’un cinquième de l’offre mondiale. Les capacités de raffinage ont elles aussi été touchées et désormais, le baril de brent a franchi le seuil symbolique des 100 dollars (86 euros).

L’essence coûte cher. Très cher. Trop cher pour certains foyers français. D’après le baromètre de la pauvreté et de la précarité (Ipsos / Secours populaire) paru cette semaine, la crainte liée à la hausse des prix du carburant s’est envolée cette année. Elle figure à la deuxième place du classement des inquiétudes des français pour l’avenir, avec 71 % de Français (+13 points par rapport au baromètre de 2024) à s’estimer inquiet quant à leur capacité d’y faire face dans le futur. Un chiffre qui monte jusqu’à 82 % pour les personnes précaires, et 81 % pour les ruraux.


L’envolée du gaz


Ce n’est pas le seul motif d’inquiétude relevé parmi les quelque 1 000 Français interrogés. 86 % d’entre eux...

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