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Des nouvelles du « ruissellement » : la suppression de l'ISF a enrichi les plus aisés

12/07/2022

ARTICLE. La réforme de la fiscalité sur le capital promue par Emmanuel Macron en 2017 aurait enrichi les plus aisés et constitué un sérieux manque à gagner pour les comptes publics, sans encourager pour autant les investissements dans l’économie. Autant dire que la théorie du « ruissellement » chère à Emmanuel Macron en prend un sacré coup.

Des nouvelles du « ruissellement » : la suppression de l'ISF a enrichi les plus aisés


François Hollande avait qualifié Emmanuel Macron de « président des très riches » lorsqu’on lui avait demandé si son successeur était, peut-être injustement, considéré comme le « président des riches ». Et ce n’est pas le bilan de la réforme de la fiscalité sur le capital, initiée dès le début de son premier mandat par Emmanuel Macron, qui contredira l’ancien président de la République. Dans une tribune publiée dans l’édition du 7 juillet de l’hebdomadaire Challenges, l’économiste libéral et conseiller de Natixis Patrick Artus – à qui il est difficile d’attenter un procès en socialisme – affirme que la baisse de la fiscalité du capital défendue par Emmanuel Macron constitue un échec.

Depuis la réforme de 2017, le taux d’épargne est passé de 12 à 17% du PIB tandis que le taux d’investissement net des entreprises a chuté de 5 à 3%. Et ce sont principalement les actionnaires-propriétaires qui en ont profité. À l’origine de la réforme de la fiscalité du capital, on y retrouve le mythe macronien de la « théorie du ruissellement ». Selon cette théorie, une baisse des impôts pour les plus riches leur permet de réinvestir dans l’économie réelle ce qui n’a pas été prélevé. Un pari audacieux, et – semble-t-il – sévèrement démenti par le réel.

Aucun effet sur l’investissement

En 2017, la réforme portée par la majorité d’Emmanuel Macron avait transformé l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), excluant donc les actifs financiers de l’ISF pour ne taxer que l’immobilier, afin notamment de favoriser l’investissement dans les entreprises françaises. En parallèle, le président de la République avait instauré une flat tax à 30% sur les revenus du capital.  Pour rappel, 358 198 foyers étaient soumis à l’ISF en 2017. En 2020, il n’y a plus que 143 348...

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