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Grippe aviaire : l’épidémie progresse, le gouvernement attend

07/01/2021

ARTICLE. Alors que le nombre de volatiles abattus préventivement pourrait vite dépasser le million, le gouvernement attend les recommandations sanitaires de l’ANSES. En attendant, les éleveurs se désespèrent de cette gestion de crise.

Grippe aviaire : l’épidémie progresse, le gouvernement attend

Depuis le début de l’épidémie de grippe aviaire qui sévit sur le territoire et partout dans le monde, ce sont 200 000 canards français qui ont été abattus. 400 000 supplémentaires devraient l’être ces prochains jours, essentiellement pour des raisons préventives, alors que le virus H5N8 ne cesse de progresser dans l’hexagone. Un chiffre qui pourrait rapidement dépasser le million et qui effraie les éleveurs. Ces derniers ont bien en tête les vagues d'épidémie qui ont frappé ce secteur depuis 20 ans et particulièrement ces cinq dernières années. Entre 2016 et 2017, ce sont 4,5 millions de canards qui ont été euthanasiés en France.

Dès fin octobre, des mesures de confinement ont été décrétées dans les zones à risques, fréquentées par les oiseaux migrateurs. Ces volatiles, venant du Nord et de Russie laissaient dans leurs sillages des foyers de grippes aviaires. Malgré ces mesures de précaution, les foyers de contamination ont éclaté ici et là, portant leur nombre à 61 au premier janvier, dont 48 pour les Landes, durement touchées. Un chiffre qui continue d’augmenter inexorablement chaque jour. Face à cette rapide évolution, le gouvernement, outre les mesures de confinement, a décidé l’abattage systématique des élevages lors de cas de contamination détectés.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, défend l’action du gouvernement : « On fait le mieux qu'on peut pour s'assurer qu'il n'y a pas de trou dans la raquette mais mon sentiment c'est qu'on a repéré tous les secteurs. En revanche, tout cela est mouvant. Donc on est dans une relation dynamique pour adapter et améliorer les dispositifs”. Mardi 5 janvier, le MODEF (Mouvement de défense des exploitants familiaux) et la Confédération paysanne ont contesté ce relativisme, évoquant une “situation explosive”.

Les deux organisations se sont plaintes du manque de préparation et de réactivité du...

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