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La souveraineté alimentaire française « en danger » selon la Coopération agricole

26/07/2021

ARTICLE. La Coopération agricole, fédération de coopératives du secteur, vient de rendre son rapport économique sur la souveraineté alimentaire en France. Son constat est sans appel : depuis vingt ans, l’excédent de la balance commerciale agroalimentaire française fond comme neige au soleil.

La souveraineté alimentaire française « en danger » selon la Coopération agricole

Les conclusions du dernier rapport de la Coopération agricole sont pour le moins inquiétantes. Cette étude d’une cinquantaine de pages ne peut être plus claire : la balance commerciale agroalimentaire française est en berne, conséquence d’une croissance des importations (123%) nettement plus rapide que celles des exportations (75%). Un surplus qui a même été divisé par deux entre 2011 et 2017, d’après les précisions du rapport.

Un retour à la souveraineté alimentaire s’impose. Mais définissons d’abord la notion à l’aide du rapport : « la souveraineté alimentaire au sens large est la capacité de décider de l’orientation de son système alimentaire, qu’il soit aussi bien orienté vers une internalisation du processus de production et de consommation sur un territoire ou, à l’opposé, construit sur des chaînes d’approvisionnement internationales suffisamment robustes et sécurisées. En France, la définition de la souveraineté est cantonnée à la capacité àsatisfaire nos besoins par nous-mêmes. »

Quelles solutions pour le manger français ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le solde de cette balance commerciale n’a cessé de se dégrader pour atteindre un niveau excédent de quelques 6,8 milliards d’euros en 2020, contre plus de 13 à son plus haut niveau en 2012. La balance commerciale agroalimentaire française est devenue déficitaire sur le commerce intra-européen, plongeant jusqu’à -83 millions d’euros en 2019.

Face à cette constatation alarmante, la Coopération agricole en appelle à des mesures fortes. L’équation est relativement simple. Pour pouvoir manger français, il faut avant tout produire et transformer français. Mais encore faut-il doter la recherche ou le développement de l’innovation française de véritables moyens pour répondre aux nouveaux besoins, tout en accompagnant les acteurs du secteur dans le renforcement des investissements productifs.

Si en termes d’approvisionnement alimentaire, la vulnérabilité de la France n’est pas critique, les évolutions tendancielles « montrent un affaiblissement du secteur...

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