Union européenneConsommationabonnésContenu payant

Les chiffres inquiétants des passoires thermiques françaises

ARTICLE. Une étude réalisée par Hello Watt pour Europe 1 analyse les données des Diagnostics de performance énergétique (DPE) réalisés en France. Les passoires thermiques sont loin d’être un sujet anodin pour certains départements.

/2023/12/dpe-logement-paris-cantal-creuse-europe


C’était un sujet anodin quand ce document créé en 2006 n’avait aucune valeur autre qu’informative. Mais depuis 2021, le Diagnostic de performance énergétique (DPE) est devenu critique pour bon nombre de propriétaires. À l’occasion de la journée de précarité énergétique du jeudi 30 novembre, Hello Watt a réalisé une étude pour Europe 1, avec pour objectif l’identification du profil et de la localisation des passoires thermiques en France. Car ces logements, classés en F et G, constituent une part massive du parc immobilier du pays.

L’île-de-France est particulièrement touchée. 42 % des habitations de la ville de Paris intègrent cette catégorie qui considère que la consommation énergétique sera supérieure à 450 kWh/m2 d’énergie finale par m2 de surface habitable et par an. Les villes de la banlieue proche ne sont pas épargnées : Vincennes (44 %) occupe la première marche du podium des 50 plus grosses villes de France, suivie de près par Colombes (43 %). Sur ces 50 villes analysées, neuf appartiennent à l’île-de-France.

Ces données collectées de la base de l’ADEME en 2021, permettent d’identifier un logement « passoire thermique » type : un appartement de 67 m2 construit en 1953. Pour autant, ce n’est pas qu’une question parisienne : la province n’est pas en reste, certains départements ruraux sont éminemment touchés. Plus d’un logement sur deux est une passoire thermique en Creuse (52 %) et dans le Cantal (50 %). La Lozère fait à peine mieux avec 49 %. Trois départements qui coïncident avec un niveau de vie médian inférieur à 19 000 euros annuels en 2019 (Insee), parmi les plus faibles de la métropole.


L'Union européenne à la manœuvre


Ce classement DPE est donc une très mauvaise nouvelle pour ces occupants, tout du moins leurs propriétaires. Car l’État entend bloquer les locations — et donc diminuer la valeur théorique du...

Vous aimerez aussi