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Accord post-Brexit en Irlande du Nord : Bojo n’a pas dit son dernier mot

CONTRIBUTION/OPINION. Si le Royaume-Uni a finalement approuvé les réformes de l’accord sur l’Irlande du Nord, malgré l’opposition de Liz Truss et Boris Johnson, cet épisode montre que BoJo compte bien continuer à peser dans la vie politique britannique.

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BoJo n’a pas dit son dernier mot et se pose en recours en s’opposant à Rishi Sunak et aux « bregretistes » (ceux qui regrettent le Brexit) du Parti Tory, toujours prêts aux concessions vis-à-vis du régime de Bruxelles.

« C’est inacceptable. Je voterai contre les arrangements proposés », a affirmé Boris Johnson dans un communiqué publié mercredi 22 mars, avant le vote qui a validé l’accord conclu entre Londres et Bruxelles sur les règles commerciales dans l’Ulster, la province britannique d’Irlande par 515 voix contre 29. Les Tories ont reçu l’appui des travaillistes (socialistes) ainsi que celui du Parti Libéral Démocrate. Dans les « contre », nous retrouvons les deux anciens Premiers ministres Boris Johnson et Liz Truss, ainsi que les fidèles Priti Patel, Jacob Rees-Mogg et Sir Jake Berry, un total de 22 tories auxquels s’ajoutent 6 DUP (Parti unioniste démocrate) conduits par Sir Jeffrey Donaldson et un indépendant. En effet les députés britanniques se sont prononcés sur un des éléments de cet accord du « cadre de Windsor » (Windsor Framework) signé le 27 février entre le nouveau premier ministre Rishi Sunak et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Au Royaume-Uni tout passe par le parlement et personne n’y voit rien à redire, bien au contraire. Il s’agit ici d’une mesure, appelée « frein de Stormont » du nom du parlement local nord-irlandais, permettant aux députés de la province britannique de bloquer l’application de nouvelles règles commerciales votées à Bruxelles, et susceptibles de s’appliquer en Irlande du Nord.

« Les arrangements proposés signifieraient que soit l’Irlande du Nord reste captive des règles de l’Union européenne — et divergerait ainsi progressivement du reste du Royaume-Uni — ou ils signifieraient que tout le Royaume-Uni est incapable de s’émanciper correctement (de l’UE) et de bénéficier du Brexit », a critiqué Boris Johnson. Et il a enjoint...

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