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CETA : Les défaillances annoncées…désormais avérées !

21/09/2020

ARTICLE. Des traces d’hormones de croissance d’outre-Atlantique dans les assiettes de viande européennes ? Tout à fait possible selon un rapport d’audit européen sorti des placards. Pas faute d’avoir prévenu !

CETA : Les défaillances annoncées…désormais avérées !

Des « défaillances » dans le contrôle de la traçabilité du bétail canadien. C’est ce qu’ont relevé les experts européens de la sécurité alimentaire dans un rapport intitulé « Food of animal origin-bovine and pig meat intended for export to the European Union » (ndlr : viandes bovines et porcines destinées à l’exportation vers l’UE).

Le rapport est passé complètement inaperçu. Publié en mai 2020, en pleine crise de la Covid, il est pourtant de première importance. Depuis l’entrée en vigueur du CETA en 2017 après des années de débats et de controverses (négociations démarrées en 2009), c’est la première fois que les organismes européens se penchent sur les fameux élevages bovins canadiens tant décriés par les ONG et les opposants au traité de libre-échange. Les experts ont ainsi analysé, sur la période allant du 9 au 20 septembre 2019, le système de contrôle canadien dans le secteur de la viande.

Côté viande porcine, la situation est plutôt satisfaisante, selon les rapporteurs. Il faut dire qu’au Canada, plus de 95% de l’ensemble des porcs sont exempts de ractopamine, ce médicament dopant interdit en Europe. C’est dans la filière bovine que le lièvre a été levé. Le rapport est formel : « La plupart des mesures correctives annoncées par l’autorité compétente centrale dans son plan d’action (…) concernant les garanties liées à la traçabilité et à l’admissibilité à l’exportation vers l’UE pour l’application du programme pour un élevage sans hormones, n’ont pas été mises en œuvre. »

Les deux bases de données informatisées existantes ne sont pas encore intégralement interconnectées, les mouvements du bétail (à l’exception des mouvements liés à l’abattage et à l’identification initiale à l’exploitation de naissance) ne sont pas signalés et aucun contrôle n’est effectué sur l’utilisation des étiquettes auriculaires officielles envoyées aux exploitations. Et le rapport d’ajouter : « Ainsi, la traçabilité des bovins admissibles à...

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