InternationalFacebookabonnés

Désinformation : ce rapport que Facebook a préféré cacher

24/08/2021

ARTICLE. Alors que Biden avait publiquement mis en cause le rôle des réseaux sociaux dans la diffusion de la désinformation sur la pandémie de coronavirus, Facebook a décidé d’enterrer un rapport susceptible de ternir son image en la matière, d’après les révélations du New York Times.

Désinformation : ce rapport que Facebook a préféré cacher

Une révélation qui aura de quoi mettre à mal la crédibilité du géant Facebook, faisant régulièrement l’objet d'accusations dans la propagation des infox autour de la pandémie et des vaccins. D’après les déclarations du New York Times, le réseau social a délibérément enterré un rapport interne, susceptible de ternir l’image de l’entreprise.

​​Le jeu de la transparence remis en question

Ces derniers jours, Facebook jouait pourtant la carte de la transparence. En publiant la dixième édition de son rapport de transparence sur l’application de ses standards de la communauté, la firme a introduit un nouveau document relatif à ses contenus.

Baptisé Widely Viewed Content Report (Rapport sur les contenus les plus consultés, NDLR), un rapport inédit compilait de précieuses informations sur les principaux contenus consultés par les utilisateurs américains du géant d’internet. Sources, type de contenu, liens les plus affichés ou encore pages les plus performantes, ce document, premier d’une série à venir, décortiquait les principaux contenus consultés pour le deuxième trimestre 2021.

Résultats de l’enquête : si la très grande majorité du contenu consulté dans le fil d'actualité ne comportait pas de lien vers une source extérieure à Facebook (87,1%), Youtube, Amazon et l’Unicef sont en tête des liens les plus cliqués par les Américains.

Une transparence en demie teinte, d’après les révélations du New York Times qui a consulté des emails internes de responsables du groupe. D’après leurs informations, Facebook a préféré enterrer un rapport similaire pour le premier trimestre 2021, susceptible de porter atteinte à sa crédibilité. Pour cause : la « peur que cela ne donne une mauvaise image de l'entreprise », d’après le quotidien américain.

D’après les conclusions du rapport, l’article le plus vu par les utilisateurs américains au cours des trois premiers mois de l’année renvoyait à un...

Contenu réservé aux abonnés

72 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour le consulter, vous devez vous connecter ou vous abonner.

Chargement des commentaires...

Vous aimerez aussi