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Effondrement afghan : les USA, une URSS 2.0 ?

Fractures et divisions intenses, résurgence de l'État profond, fiascos stratégiques, tentations sécessionnistes...  Depuis la chute de Kaboul, les États-Unis semblent plus fragiles que jamais, à l'intérieur comme à l'extérieur.  Régis de Castelnau s'interroge : et si un scénario à la soviétique était en train de se dessiner ?

Effondrement afghan : les USA, une URSS 2.0 ?

Comme on pouvait s’y attendre, la chute de Kaboul a provoqué des torrents de commentaires. Chacun, à partir de son lieu d’énonciation idéologique ou politique, y allant de ses explications et souvent de ses justifications. De façon très schématique il y a deux thèses en présence. Tout d’abord, disent les uns c’est une défaite militaire politique et symbolique considérable pour les États-Unis à l’égal de celle subie le 30 avril 1975 avec la débandade de Saïgon. Pas du tout disent les autres, c’est une installation du chaos calculée par les Américains afin de mettre en difficulté ses deux principaux « ennemis » la Russie et surtout la Chine, officiellement intronisée comme principal adversaire par Joe Biden dans son discours lunaire du 16 août dernier.

La première présentation est probablement la bonne, même si les commentateurs se gardent bien de pointer les vraies raisons, à savoir celles qui résultent de la sidérante incompétence politique et militaire d’une puissance impériale en recul. La défaite était prévisible depuis un certain temps, et Donald Trump, appliquant en cela ses promesses de campagne avait mis en œuvre un processus de retrait, qui avait débouché, après une négociation avec les talibans, sur les fameux accords de Doha. Des démocrates n’eurent de cesse de les remettre en cause ces accords et les violer. Histoire pour Joe Biden et ceux qui le manipulent de se démarquer de ce qu’avait fait son prédécesseur. Mais pour aboutir à l’invraisemblable et spectaculaire effondrement de la première quinzaine du mois d’août. Illustré par sa fameuse déclaration du 13, où l’homme le plus puissant et le mieux informé du monde assénait, 48 heures avant l’investissement de la capitale afghane : « Kaboul n’est pas, à l’heure actuelle, face à une menace imminente ». Quelques jours auparavant, il y avait eu l’évacuation de l’immense...

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