Venezuela : quand les conservateurs deviennent néoconservateurs
CONTRIBUTION / ANALYSE. L'intervention américaine au Venezuela, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro, a constitué un message clair envoyé au monde entier : l'Amérique de Trump a ses intérêts bien compris et n'hésite pas à les faire valoir. Un message parfois mal interprété par les (néo)conservateurs français et européens. Qu'importe la souveraineté pourvu que l'idéologie triomphe ?
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Les conservateurs se font « néoconservateurs » lorsqu’ils se félicitent de nouvelles guerres saintes, comme après 1789, appelant à renverser les tyrannies résistant au « monde libre » jadis français, aujourd’hui américain. Ils ont au moins le mérite de s’inscrire dans une tradition nationale, mais pas celle du gaullisme…
Ces conservateurs auraient appelé à renverser Hussein en 2003 et n’ont donc, à les suivre, aucun argument à opposer à l’absorption de la France par l’Europe atlantiste et le monde occidental devenu « hémisphère occidental » sous égide américaine, puisque l’international est, pour eux, un immense terrain de jeu opposant les tyrannies (communistes, islamistes…) au monde libre et parce que notre rôle, dans ce cadre, est d’appuyer, faute de pouvoir le faire nous-mêmes, l’extension, par tous les moyens, du monde libre.
Ce sont donc des conservateurs anationaux puisqu’en bout de chaîne, avec ce programme, la France disparaît dans le ciel de l’abstraction, l’abstraction des valeurs et concrètement, géopolitiquement, diplomatiquement puisqu’elle seconde, appuie ce qu’elle ne saurait elle-même réaliser… « La puissance par procuration », nouveau concept pour un monde habitué aux écrans ?
Alors que le trumpisme est, lui, d’une clarté qu’il nous faut saluer. Trump se moque bien de savoir si vous êtes un tyran ou non, il veut savoir si vous roulez pour lui ou pour la Chine, et pense que vous roulerez plus pour lui si vous êtes de droite que si vous questionnez l’occidentalité de l’Europe ou le statut d’arrière-cour de votre pays. Voilà pourquoi l’un des noms qui revient le plus sur la liste est le président Petro de la démocratique Colombie, homme de gauche ouvertement hostile à l’impérialisme américain, et non le régime autoritaire du Salvador ou du Nicaragua. Et comme Pékin n’interviendra pas pour réifier un « hémisphère chinois » qui n’existe pas, sinon comme expression de la puissance commerciale chinoise, le mandat de Trump...
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