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Énergie : le rôle trouble des fondations allemandes contre le nucléaire français

ARTICLE. Une note de l’École de guerre économique (EGE) met en avant la volonté de Berlin de nuire au nucléaire français par le biais de ses fondations.

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On le sait, la France est biberonnée depuis l'ère Mitterrand au mythe du couple franco-allemand. L’histoire est belle, tant et si bien qu’une majeure partie de la classe politique française a négligé la guerre économique que nous livre méthodiquement Berlin depuis 20 ans. Une note de l’École de guerre économique (EGE) parue en juin 2023 met en avant la « puissance douce » (soft power) allemande sur notre territoire, et ce particulièrement en matière énergétique. Ses fondations subventionnées participeraient à alimenter une mauvaise image du nucléaire auprès de l’opinion publique française.

Si Berlin en veut tant à l’atome, c’est que « les ayatollahs du vent et du soleil d’outre-Rhin », comme les nomment sans trop de nuance les auteurs de la note, veulent « miner la compétitivité économique française ».  Pour mener son Energiewende, sa transition énergétique ratée, l’Allemagne a fait une croix sur le nucléaire. En avril 2023, notre voisin a fermé ses dernières centrales, se plongeant un peu plus dans une dépendance au gaz étranger. Cette situation de fragilité, criante depuis la crise ukrainienne, la France ne la connaît pas autant, surtout quand elle n’est pas confrontée à des problèmes de soudure – dite "corrosion sous contrainte" – comme en 2022. Et Paris disposait alors d’un atout par rapport à Berlin : une électricité fiable, peu chère et un véritable outil pour la lutte contre le réchauffement climatique.


Une guerre qui ne dit pas son nom


Pour maintenir son avantage compétitif, Berlin fait donc appel à ses fondations à qui elle consacre 500 millions d'euros par an, une enveloppe qui constitue 90 % de son budget. Véritables outils de lobbying, ils mènent une véritable guerre à l’atome français. C’est le cas de la fondation Heinrich Böll, présente sur notre territoire depuis 2016. Par son « Atlas de l’énergie », son « Rapport mondial...

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