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Guerre au Moyen-Orient : vers une explosion des factures d’énergie pour les particuliers ?

ARTICLE. Dans un récent rapport, la Confédération européenne des syndicats (CES) estime que le conflit au Moyen-Orient pourrait avoir de lourdes conséquences, et envidage la possibilité d'un doublement des coûts énergétiques des particuliers.

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Davide Bonaldo/Sipa USA/SIPA


Le souvenir de la crise énergétique de 2022, vite suivie par l’envolée de l’inflation, reste ancré dans les mémoires. À peine cette page tournée et revoilà le monde confronté à nouveau aux prémices d’une nouvelle zone de turbulence économique dont personne ne sait dire à quel point elle pourrait être pire que la précédente. Toujours est-il qu’elle fait peur. D’après la Confédération européenne des syndicats (CES), la hausse moyenne des coûts de l’énergie pourrait ainsi atteindre jusqu’à 1 900 euros par ans, ce qui représenterait une augmentation de 50 % en moyenne pour les ménages européens.

Le plus dur est à venir. Les conséquences de l’attaque américaine en Iran le 28 février 2026 ne se sont pas encore fait totalement sentir. Tout du moins nous n’en sommes qu’à la première étape. Anticipant des difficultés d’approvisionnement, les pétroliers ont considérablement augmenté les tarifs à la pompe. D’après l’AFP, le gasoil se vendait ce mercredi 8 avril à 2,375 euros le litre en moyenne en France. Quant au SP65, il aurait progressé de 30 centimes environ. Mais il n’y avait pas encore risque de pénuries.

Les conséquences de la fermeture du détroit d’Ormuz le 2 mars n'ont pas encore intégralement touché l'Europe. Les bateaux qui ont pu franchir le Golfe Persique avant les hostilités sont presque tous arrivés à bon port quelques semaines plus tard. Mais désormais, le blocus va faire son œuvre, et l’absence de trafic maritime se fait plus durement sentir : le détroit d’Ormuz est une zone où transite plus de 20 % de l’approvisionnement quotidien mondial en pétrole. Pour la France, le Moyen-Orient ne représentait en 2023 qu’environ 18 % de ses importations de pétrole brut et produits raffinés. Mais la crise va accroître la compétition internationale. La Chine importe plus de 50 % de pétrole brut du Moyen-Orient,...

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