Le système pétrodollars, racine de la guerre au Moyen-Orient
CONTRIBUTION / OPINION. Nul ne peut préjuger aujourd’hui des conséquences géopolitiques de la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, mais il est d’ores et déjà possible d’en analyser les causes profondes. Notamment celles dont on ne parle pas : celles relatives au système des pétrodollars et de son maintien.
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On ne fera pas l’injure au lecteur de s’attarder sur les justifications données par les médias dominants et l’oligarchie européo-atlantiste. De l’aveu même de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AEIA), l’Iran n’était pas en état de développer une arme atomique opérationnelle à court terme, d’autant plus que les bombardements des États-Unis, lors de la guerre dite « des Douze jours », en juin 2025, avaient détruit leurs sites de fabrication et leurs aires de stockage, ce qui avait permis à Donald Trump d’affirmer que le programme nucléaire iranien était anéanti pour les dix prochaines années. Quant au soutien à l’opposition iranienne, il aurait fallu intervenir au début des manifestations et pas après leur répression, pour qu’il y ait une petite chance d’aboutir à une révolution démocratique, si tant est que celle-ci était alors envisageable.
En revanche, en ce qui concerne Israël, l’objectif était clair : à court terme, détruire une puissance régionale rivale ; à moyen terme, bâtir le « Grand Israël », revendiqué officiellement par le gouvernement en place, pour revenir aux frontières bibliques. Rappelons qu’Israël est sans doute le seul pays du monde qui n’a jamais reconnu ses frontières terrestres actuelles comme frontières définitives, au même titre, d’ailleurs, que l’Union européenne, qui n’est cependant qu’un regroupement de pays et n’a donc pas encore un statut d’État du point de vue du droit international.
En ce qui concerne les États-Unis, une question se pose donc, que les journalistes et analystes divers ont curieusement évitée : après s’en être pris au Vénézuéla, pourquoi le plus grand producteur de pétrole au monde, de surcroît exportateur net, a-t-il éprouvé le besoin de contrôler les réserves de gaz et de pétrole de l’Iran, même au prix d’une guerre coûteuse, financièrement, diplomatiquement et politiquement, alors qu’elles ne lui étaient pas absolument pas nécessaires à court terme pour développer son économie ?
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