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Indépendance de l’Ecosse : que faut-il en penser en tant que Français ?

09/05/2021

DÉBAT. Ce jeudi 6 mai, les Écossais se sont déplacés aux urnes pour élire les 129 membres du Parlement écossais. Le SNP, parti indépendantiste écossais y est majoritaire, et espère encore se renforcer afin d’organiser un référendum pour sortir du Royaume-Uni. Est-ce une bonne ou une mauvaise idée ? C’est le débat de ce dimanche.

Indépendance de l’Ecosse : que faut-il en penser en tant que Français ?

C’est le grand sujet de ces élections législatives du 6 mai. La question de l’indépendance est en effet dans toutes les têtes car le parti national écossais (SNP), au pouvoir depuis 14 ans, vient de conforter sa position de force au Parlement local. Avec 64 sièges remportés, le SNP manque d'un siège la majorité abolue (65 sièges) mais va pouvoir s'allier avec les écologistes (8 sièges) pour demander un nouveau référendum après la tentative manquée de 2014.

Des espoirs de référendum…

Depuis, selon eux, de l’eau a coulé sous les ponts. Le Brexit, voté par une majorité de Britanniques en 2016, n’a pas du tout été du goût des Ecossais, qui ont voté à 62% pour rester au sein de l’UE. La première ministre (et très populaire) Nicola Sturgeon avait alors déclaré « il est clair que le peuple d'Écosse voit son avenir au sein de l'Union européenne ».

Un ouvrier qualifié écossais de 60 ans interrogé par le journal La Croix a ainsi expliqué il y a quelques jours : « Si nous obtenons la majorité absolue au parlement, celui qui est au pouvoir à Londres ne pourra pas nous refuser un référendum d’indépendance ». Verdict : majorité absolue, non, mais grosse majorité quand même !

… qui pourraient se compliquer

Pourtant, c’est bien le premier ministre britannique Boris Johnson qui a le dernier mot concernant l’autorisation ou l’interdiction de ce référendum. Or, il s’y oppose farouchement, ayant estimé que ce référendum « dans le contexte actuel est irresponsable et imprudent » et que, ce genre de vote ne doit se produire « qu’une fois par génération ».

Dans le cas où Boris Johnson refuserait, Nicola Sturgeon souhaite quand même organiser le référendum, via le Parlement écossais. Légalement, difficile de savoir si cela est possible :...

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