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Intelligence avec une puissance étrangère : sanctions pénales et civiles

CONTRIBUTION / OPINION. Parmi les inévitables conséquences d’un pays ouvert à tous les vents, l’intelligence avec une puissance étrangère est sans doute l’une des plus sous-estimées. Si bien que ces comportements opposés aux intérêts de la France sont aujourd’hui gravement banalisés.

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L'intelligence avec une puissance étrangère est un crime passible d'une lourde peine.Crédits illustration : © GILE MICHEL/SIPA


Il y a toujours eu, en France, un et même plusieurs partis de l’étranger. « Le parti de l’étranger, c’est une accusation dont on a usé et abusé en France pour disqualifier l’adversaire. Il n’empêche que ce parti a toujours existé chez nous », disait François Mauriac. Et peut-être, en cette fin du XXe siècle et début du XXIe, plus que jamais. Ce n’est ni génétique, ni culturel, mais c’est que la France, ouverte aux quatre points cardinaux, deux mers, un océan et six frontières terrestres, est davantage soumise aux menaces et tentations. Il s’y ajoute des dissidences ethniques, religieuses, idéologiques, et la corruption. En outre, la France est devenue extrêmement passive face à ces comportements pourtant sévèrement sanctionnés par la loi. C’est un encouragement à toutes les collusions.

Il y eut, durant la guerre des Gaules, la collusion des Éduens avec Rome. Et au Moyen Âge, les partisans du roi d’Angleterre, du duc de Bourgogne. Puis aux XVIe et XVIIe siècles les huguenots quasi sécessionnistes, ravitaillés par l’Angleterre. Des royalistes engagés contre Kellermann à Valmy, ou faisant passer sous pavillon anglais l’escadre et le port de Toulon… Au XXe siècle, il y aura le Parti communiste, pro-Staline, devenu brièvement aussi, de ce fait infâme, pro-Hitler (certains de ses saboteurs seront fusillés alors que la France était déjà en guerre). Puis les Collabos, la Milice… Après la guerre on retrouve encore des pro-Staline (dont quelques intellectuels connus), qui seront parfois complices : du Viêt Minh (comme Boudarel, accusé de crimes contre l’Humanité), du FLN, des Gardes rouges, de Fidel Castro, des terroristes de gauche en Italie… Moins sanguinaires : Raymond Aron, mais aussi Jean Monnet, très liés aux États-Unis et parfois recevant des fonds américains, même si Aron se défend d’avoir été au courant de l’origine (CIA) de ces subsides. Raffarin travaille beaucoup...

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