Crise au Moyen-Orient : vers une nouvelle cure d’austérité en France ?
ARTICLE. Du fait des répercussions sur l’économie du conflit qui oppose l’Iran aux États-Unis et à Israël, la France va devoir geler près de 6 milliards de dépenses. Un serrage de ceinture dont les Français ordinaires vont faire les frais.
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Premier ministre cherche économies. Ce dernier mot est devenu une incontournable regaine de ces trois dernières années. De déficit en déficit, la France est sommée (en premier lieu par l'Union européenne) de réaliser des économies si elle veut atteindre l’objectif de revenir d’ici 2029 sous la barre de 3 % de déficit public en part de PIB. Pour 2026, la cible est moins ambitieuse et se contente de 5 %. Chauqe chose en son temps. Mais la France y parviendra-t-elle ? La crise politique et énergétique provoquée par le blocus du détroit d’Ormuz a en tout cas rebattu les cartes.
Dans un courrier adressé à ses ministres, Sébastien Lecornu a indiqué qu’il faudrait réaliser 6 milliards d’euros d’économies. « À titre de précaution, il nous faudra donc mettre en œuvre 4 milliards d’euros de mesures supplémentaires de freinage de la dépense au sein de vos budgets ministériels ». À cette somme, déjà conséquente, il faudra ajouter 2 milliards destinés au budget de la Sécurité sociale. Conscient de l’impopularité de ce type de mesure, l’entourage du Premier ministre insiste sur un point : il ne s’agit pas d’une annulation de crédit, mais d’un gel.
« On ne va rien annuler, mais on peut être amené à prendre des mesures de précaution, dans le langage technique ça s’appelle du gel. On gèle des dépenses qu’on peut ensuite dégeler si ça va mieux », a expliqué ce mardi matin sur RTL, le ministre de l’Économie Roland Lescure. Il en a profité pour expliquer le pourquoi d’une telle prudence. Depuis le 28 février, date du commencement des hostilités entre les États-Unis, Israël d’un côté et l’Iran de l’autre, les taux d’intérêt de la dette française ont bondi.
Le retour de l’inflation
Le coût de la dette a mécaniquement progressé en même temps que les taux d’intérêt...
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