Nouvelles lignes de force dans « notre Europe », ou quand la France se retrouve de plus en plus isolée
CONTRIBUTION / OPINION. La France, prête à la guerre ? Derrière les mises en scènes et les coups de menton, une réalité stratégique bien plus sombre : celle d'une France isolée à force d'illusions diplomatiques et de ruées dans des impasses géopolitiques. Reste une voie assez peu explorée dans l'histoire récente : la souveraineté nationale…
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/04/macron-militaire.jpeg)
Ce 30 avril 2026, le président Macron, à nouveau chef de guerre, « participait », c’est-à-dire observait, un exercice militaire appelé « Orion 26 ». Il s’agissait de démontrer l’extrême préparation de notre armée « dans un scénario de haute intensité réaliste ». Les services de l’Elysée expliquaient également que l’objectif était de prouver « la détermination de la nation à disposer de forces crédibles, prêtes à agir au service de la défense des intérêts de la France ». Curieux, puisque le gouvernement vient de décider, pour après le quinquennat actuel évidemment, un plan d’urgence destiné à rétablir notre stock de munitions dangereusement affaibli. Cet exercice était également la preuve de notre leadership militaire en Europe puisque six pays européens y participaient. Curieux, l’Allemagne, notre plus proche allié au sein du couple franco-allemand, n’en faisait pas partie. Tout cela exige quelques explications.
Se souvient-on des mots du général de Gaulle trois mois après avoir signé le traité de l’Elysée de 1963, fondateur de ce couple franco-allemand ? L’opposition avait été virulente en Allemagne et aux Etats-Unis : à Bonn, comme à Washington, on craignait que le traité nuise à la coopération germano-américaine au profit d’un rapprochement trop marqué avec la politique gaulliste d’indépendance vis-à-vis des puissances anglo-saxonnes. Aussi, pour ratifier le traité, le Bundestag exigea de le faire précéder d’un préambule rappelant l’importance des liens de l’Allemagne avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni au sein de l’OTAN, ce qui vidait évidemment le traité d’une grande partie de sa signification. Celui-ci fut discuté en Allemagne durant des semaines. Le 24 avril, de Gaulle réagit avec colère en conseil des ministres : « Les politiciens allemands ont peur de ne pas s’aplatir suffisamment devant les Anglo-Saxons. Ils se conduisent comme des cochons ! Ils mériteraient que nous dénoncions le traité et que nous fassions un renversement d’alliance en nous entendant avec les...
:max_bytes(300000)/frontpop/2023/03/front-populaire-logo_3.png)
:max_bytes(300000)/frontpop/2023/03/front-populaire-logo_4.png)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/04/REVUE-PRESSE-ONFRAY-189.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/04/SIPA_ap23030737_000077.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/04/moyen-orient-iran-guerre-gaulle.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/03/SIPA_shutterstock41366433_000006.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/03/france-libre-porte-avions-macron.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/03/SIPA_shutterstock41365004_000021.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/03/SIPA_00944017_000041.jpeg)
:max_bytes(300000)/frontpop/2026/04/rdp-188.jpeg)