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Nouvelle-Calédonie : l’heure des choix

06/09/2020

Vouloir la Souveraineté pour l’une (La France) et la refuser à l’autre (La Calédonie) n’est-ce pas contradictoire ? A quelques semaines de la seconde consultation d’accession à la pleine souveraineté pour la Nouvelle-Calédonie, l’analyse de Michel Hanocque, abonné ultramarin.

Nouvelle-Calédonie : l’heure des choix

Vouloir le retour à la souveraineté nationale pour la Mère-Patrie et refuser de l’accorder à la Nouvelle-Calédonie peut paraître contradictoire.

En réalité, cela ne l’est pas car les données ne sont pas les mêmes.

Dans le cas de la France, son appartenance à l’Union européenne ampute énormément son budget. L’Union européenne est une institution non démocratique qui « pompe » financièrement la France de 9 milliards d’euros annuellement et bientôt 11 sans compter la contribution au plan de relance européen.

Dans le cas de la Nouvelle-Calédonie, son rattachement à la France lui rapporte 179 milliards de francs cfp annuels (1,5 milliards d’euros) soit environ 52% de son budget, et apporte à la France la place de 3ème mondial en termes de gisement de Nickel, et contribue à élargir la zone maritime exclusive.

L’intérêt général de la Nouvelle Calédonie, pays rattaché à la France dont l’apport est reconnu de tous sur les plans humains, sociaux, financiers, culturels, stratégiques et diplomatiques, est de maintenir et de conforter la coopération actuelle. Ainsi perdureront le progrès, la justice, l’équilibre monétaire et l’éducation… Par ailleurs, les efforts déployés pour améliorer la santé la sécurité se poursuivront.

Quant à la récupération de la souveraineté de la France, c’est aussi une réponse à long-terme pour l’intérêt général. En effet, l’appartenance à l’U.E. dont la politique est fixée par le dogme euro-atlantiste, conduit à ce que toutes les décisions importantes prises par le gouvernement français soient contraires aux intérêts vitaux  de la France :

1) La destruction des services publics

2) Le découpage des régions

3) Le regroupement des communes

4) La réduction drastique du budget des armées

5) L’implication illégale dans les conflits du Moyen-Orient

6) Notre contribution financière sans retour ni contrepartie à la Turquie (300 M € ), à la Pologne ( 300 M€ )...

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