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Défendre l'agriculture contre les mondialistes, c'est défendre la liberté

CONTRIBUTION / OPINION. La crise agricole n’est pas seulement le signe d’un secteur en souffrance. Elle est la marque d’une résistance à une idéologie mondialiste qui veut révolutionner la société en profondeur. Et la bataille commence dans l’assiette.

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La colère agricole, et plus largement rurale, s’est étendue à presque toute l’Europe : partie des Pays-Bas, elle a gagné l’Allemagne, puis la France, l’Espagne, l’Italie, le Portugal, la Pologne.

Les qualifications les plus réductrices, répandues dans la presse, ont généralement consisté à sous-estimer le mouvement : on a parlé de malaise agricole, de jacquerie, etc. C’est en réalité pour leur survie que se sont battus les agriculteurs européens et français. « Si nous perdons cette manche, ce sera fini pour nous », ont dit certains manifestants.

Mais en définitive, quel est le problème ? L’agriculture européenne est principalement menacée par l’application de deux orientations fondamentales des institutions internationales, à commencer par le Forum de Davos, qui vient de se réunir, mais aussi l’OMS, le GIEC, l’OTAN, l’OMC, la commission de Bruxelles, etc. : le libre-échange généralisé, la lutte contre le réchauffement climatique.

Longtemps restée latente, cette double menace est venue en plein jour par la crise de l’énergie qui résulte directement, pour ce qui est de l’Europe, des sanctions prises contre la Russie à la suite de la guerre d’Ukraine. Mais la menace n’est pas nouvelle.

Les risques du libre-échange généralisé


Au départ se trouve le projet de libre-échange généralisé inscrit dès 1947 dans les plans du GATT (devenu OMC) et de l’Union européenne. Pour cette dernière, ce projet ne s’appliquait au départ qu’à l’Europe des Six née en 1957 avec le traité de Rome, élargie aujourd’hui à vingt-sept. Le marché commun agricole, en 1957, ouvrait les marchés des pays membres, selon un principe de réciprocité. Il instaurait cependant une barrière vis-à-vis de pays tiers sous la forme d’un tarif extérieur commun d’autant plus efficace qu’il était mobile. Ce marché commun agricole, arraché par le général de Gaulle à ses partenaires en 1962, fut une réussite relative pour la France. On confond souvent la...

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