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Discrimination positive : le triomphe d’un progressisme réactionnaire (Partie 1)

08/12/2021

OPINION. Aujourd’hui défendue au nom du progrès, la discrimination positive est en réalité la négation philosophique des droits de l’Homme. Un phénomène qui a infiltré les esprits à l’université, comme en témoigne notre lecteur.

Discrimination positive : le triomphe d’un progressisme réactionnaire (Partie 1)


La discrimination positive est l’idée que l’outil approprié pour lutter contre la discrimination est la discrimination. Que, donc, la discrimination en fonction de la génitalité, de la couleur de la peau, de l’orientation sexuelle, de la confession, de l’ethnie, de l’intégrité physique — et potentiellement de bien d’autres propriétés encore que la pensée unique, le wokisme et l’intersectionnalité nous préparent — est un instrument légitime de l’action politique. Lorsque l’on poursuit un objectif politique, ici la diminution de la discrimination, on est en plein droit de se servir de la discrimination pour l’atteindre.

Voyons d’abord comment la discrimination positive fonctionne en prenant exemple sur son implémentation phare : les quotas de femmes. Un quota impose une proportion de femmes dans un groupe sélectif (instances élues, de direction ou décision, etc.). Quel que soit le chiffre (50 %, 30 %, 10 %), l’existence même du quota conduit inévitablement à la sélection des candidats en fonction de leur génitalité : non, on ne peut pas prendre celui-ci ou celle-là parce que notre quota masculin/féminin est déjà plein. Certes la génitalité n’est pas le seul critère de sélection, mais les quotas font en sorte qu’il en soit un.

Cela constitue une violation caractérisée des droits de l’homme, qui stipulent que nul ne doit être favorisé ou défavorisé en fonction de son sexe, de la couleur de sa peau, de sa confession, de son orientation sexuelle, etc. La sélection des humains en fonction de leur sexe est aussi, à l’évidence, sexiste. Les quotas sont sexistes.

Enfin, les quotas opèrent le retour à l’Ancien Régime où la position sociale de l’individu était déterminée par la naissance. La République, et surtout la République Française, a substitué le mérite et l’effort à la naissance, faisant de l’abolition du privilège lié à elle son fondement.

Les quotas sont...

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