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L’idéologie LGBTQ+, un nihilisme

30/12/2022

OPINION. L’idéologie de la fluidité du genre est la marque d’une époque persuadée que rien n’a de sens, que rien n’existe vraiment… et surtout pas les déterminismes biologiques, notamment sexuels.

L’idéologie LGBTQ+, un nihilisme


Cette féminisation de la société que l’on observe conduit à une perte de liberté collective, car elle correspond à une individuation et, in fine, à un nihilisme.

La mouvance LGBTQ+ est la continuité logique voire l’apogée de ce phénomène d’individuation. Comme l’a dit très justement le philosophe Alain Finkielkraut, l’individu trans ou « non binaire » est l’individu ultime, l’autodétermination absolue, celui qui fait fi de tous ses déterminismes biologiques ou sociaux et fait le choix de l’identité abstraite tel un avatar de jeu vidéo dont on peut choisir chaque caractéristique. Cette dissociation du corps et de l’identité de genre, en plus de s’apparenter à un manichéisme des plus puritains par son rejet du corps, relève de l’abstraction.

L’art contemporain illustre parfaitement ce phénomène, car l’esthétique est depuis toujours le miroir des mœurs. En l’occurrence, l’art contemporain est ce culte de l’abstraction qui donne tout pouvoir à l’individu dans sa subjectivité, au détriment d’une réalité extérieure et d’une idée qui transcenderait son regard, sublimerait son esprit. Il est d’ailleurs intéressant d’observer l’essor de la virtualité faisant parfaitement écho à cette progression de l’abstrait dans nos sociétés, d’abord avec le monde vidéoludique où se réfugie la jeunesse peu enthousiasmée par les perspectives du monde réel. À présent, c’est l’apparition du métavers annoncé comme une véritable seconde réalité, voire une seconde chance, à l’instar du « Nouveau Monde » américain perçu à l’époque des pionniers comme nouvelle terre promise.

Dans le fond, le progressisme dont nous parlons est un pessimisme à l’égard de l’humanité, comme l’avait montré Jean-Claude Michéa dans « l’Empire du moindre mal » en parlant des fondements philosophiques du libéralisme. C’est par dégoût de l’humanité que l’on espère toujours un « mieux », mais cet espoir se révèle de plus en plus chimérique, car la haine de soi ne...

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