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Révolution populiste : qui tire les ficelles ?

CONTRIBUTION / OPINION. Loin de l’affaiblir, les multiples affaires à rebondissement qu’affronte Donald Trump ne font que renforcer sa popularité. Il n’y a pas de quoi s’en réjouir, estime notre lecteur.

/2023/08/Trump-Populisme


Dans une récente analyse publiée par Le Devoir, Fabien Deglise relève que Ron DeSantis était la principale « victime collatérale des troubles judiciaires de Trump ».

En effet, ajouterons-nous, même si c’est pour annoncer des poursuites à son endroit, la mobilisation médiatique orchestrée par Donald Trump lui permet de gagner des points sur ce plus proche rival à l’investiture du Parti républicain en vue de la présidentielle de 2024.

La chose est désormais entendue : chaque fois que Trump semble avoir fait la gaffe de trop qui le fera tomber, c’est plutôt l’inverse qui se produit. Ainsi, par une espèce d’esprit de cohésion clanique, même ceux qui seraient tentés par le gouverneur de la Floride se rallient à la figure orangée du martyr, perçu comme persécuté par « le système », comme le veut la stratégie démago-populiste.

Il faut dire qu’avec l’appui, notamment, de la mouvance complotiste et antivax, Trump est parvenu à changer le « narratif » au sein de la discussion politique étasunienne. Cette fameuse « guerre culturelle », dont parlait dans les années 1990 le sociologue James Davison Hunter dans son ouvrage Culture Wars : The Struggle to Define America (1991).

Ainsi, bien que l’on entende souvent parler de la doxa woke qui aurait préséance dans la sphère médiatique (on ne parle évidemment pas de Fox News) et les campus, il n’en demeure pas moins que du point de vue structuro-légal, ce sont les conservateurs qui dominent la vie politique, comme en témoigne la série de jugements prononcés par la Cour suprême des États-Unis depuis ces dernières années.


Discours kafkaïen


De son côté, l’hebdomadaire français Franc-Tireur note que certains démocrates semblent en avoir pris de la graine et mobilisent aussi l’approche trumpienne en ce qui a trait à la stratégie discursive d’apparence surréaliste.

Le prétendant à la barre du Parti démocrate Robert Kennedy Junior, fils...

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