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Violences urbaines et souveraineté

CONTRIBUTION / OPINION. Les émeutes du samedi 17 octobre, qui ont vite éclipsé les mobilisations, ont frappé la France et le monde. Pourtant, la cause première de cette explosion est largement occultée : rien de tout cela ne serait arrivé si nous n'avions pas renoncé à notre souveraineté, estime notre contributeur.

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Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur… © JULIEN DE ROSA/AP/SIPA


Les violences urbaines et émeutes qui blessent actuellement la France ont, bien évidemment, des causes multiples et complexes qu’il serait ridicule de simplifier à l’extrême. On peut y voir le laxisme de l’État, l’immigration excessive, la situation économique désastreuse, l’absence de perspectives claires proposées à la jeunesse, etc. Tous ces ingrédients jouent leur rôle et peuvent expliquer tel ou tel aspect de ces violences.

Toutefois, il nous semble qu’il existe une explication qui est transversale à tous ces facteurs, à savoir notre souveraineté perdue. Pourquoi ?

Voyons tout d’abord les revendications purement scolaires du début des troubles. Certains prétendent que, dès l’origine, celles-ci étaient déjà instrumentalisées par l’extrême gauche et n’avaient rien de spontané. Cela semble un peu court comme explication. En réalité, on doit admettre qu’il existe un vrai malaise, ou plutôt un vrai mal-être, dans la jeunesse française non issue de l’émigration. L’enthousiasme observé lors de la venue du pape Léon XIV prouve bien que cette jeunesse a soif de perspective, de dépassement de soi, en un mot, d’idéal. Pour certains, le religieux peut étancher cette soif. Pour d’autres, c’est le vide. On a détruit la famille, laquelle structure de moins en moins la société, détruit aussi la patrie, laquelle ne fait plus rêver. Pour les uns, restent les téléphones portables, les jeux vidéo et le Coca-Cola, le tout emballé dans un découragement fait d’individualisme et de pessimisme ; pour les autres, restent la solidarité du groupuscule, le fol attrait du Grand soir, la révolution.

Quel est le rapport entre tout cela et la souveraineté perdue ? Il est assez simple.

C’est notre souveraineté perdue qui nous a entraînés dans la situation économique désastreuse où nous nous trouvons, elle-même source du malaise social profond qui nous accable. Jamais l’Union européenne, exclusivement fondée sur l’économie et la monnaie, n’a été un idéal,...

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