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Élisabeth Borne relance la mal aimée réforme de l’assurance chômage

25/01/2021

ARTICLE. Alors que la France est plongée au cœur de l’épidémie, qu’elle attend avec crainte un troisième confinement dévastateur pour son économie, le gouvernement entend poursuivre sa réforme de l’assurance chômage. Il faut bien donner des gages de réforme à l’Union européenne.

Élisabeth Borne relance la mal aimée réforme de l’assurance chômage

Ce lundi, Élisabeth Borne, ministre du Travail, entame une journée marathon avec les huit principales organisations syndicales et patronales. Au menu, la réforme de l’assurance-chômage, signée par décret en 2019. Avec la crise du COVID, le gouvernement a reporté par deux fois son application, lucide sur les failles d’un texte dur qui risquait de faire plonger des centaines de milliers de chômeurs dans la précarité. Et qui avait été en partie retoqué par le Conseil d’État.

Cette réforme, promise par le candidat Macron en 2017, avait été validée sans passer par la case des deux Assemblées. La réforme devait initialement permettre une économie de l’ordre d’1 à 1,3 milliard par an. Les cibles prioritaires étaient les contrats courts et ceux qui abuseraient du système. Mais la France de 2019 n’était pas celle de 2021. Les perspectives de chômage pour la fin du quinquennat s’affichaient autour de 7% alors que le taux de chômage devrait finalement dépasser les 10% au premier semestre 2021.

Parmi les mesures proposées plusieurs d’entre elles avaient provoqué une vive polémique : l'augmentation de quatre à six mois de durée de cotisation requise au cours des 24 derniers mois, la dégressivité, au bout de sept mois, des prestations pour les cadres payés plus de 4 500 euros bruts, et enfin, la nouvelle formule de calcul de l’indemnisation visant à diminuer la contribution financière des chômeurs qui enchaîneraient les contrats de courte durée et les périodes de recherche d’emploi.

Fin novembre, soucieux de garantir l’équité entre les chômeurs, le Conseil d’État a fustigé la “différence de traitement manifestement disproportionnée” entre les différents allocataires. Il a annulé les dispositions sur le calcul de l’allocation, forçant le gouvernement à revoir sa copie. Plusieurs pistes sont désormais envisagées : mise en place d’un plancher minimum d’indemnisation ou bien encore, la conservation...

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