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Les nominations bananières du Conseil constitutionnel

ANALYSE. Comme nous vous en parlions ce matin, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand a proposé nulle autre que la magistrate Véronique Malbec, également impliquée dans l'affaire des Mutuelles de Bretagne, pour siéger au Conseil constitutionnel. Une nomination scandaleuse qui témoigne de l'impudeur totale de la Macronie, selon Régis de Castelnau, qui rappelle que Richard Ferrand est un grand habitué des petits arrangements avec la justice…

Les nominations bananières du Conseil constitutionnel


Le Conseil constitutionnel est une des quatre cours suprêmes existant dans notre pays. Nous avons explicité dans ces colonnes ses dérives par rapport au rôle initial que prévoyait la constitution du 4 octobre 1958 et qui en ont fait le garde-chiourme du pouvoir législatif au service, à la fois de l’exécutif, et de l’idéologie du gauchisme culturel. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le système Macron et ses pulsions liberticides n’ont pas eu à se plaindre du comportement de l’instance présidée par Laurent Fabius, flanqué d’Alain Juppé, qui a à peu près tout avalisé.

Un fonctionnement de république bananière

Le Conseil est constitué de neuf membres nommés pour un mandat de neuf ans. Il est renouvelé par tiers tous les trois ans, les nominations relevant du Président de la République, du Président de l’Assemblée nationale, et du président du Sénat. On vient d’apprendre le nom des personnalités choisies pour cette échéance, et c’est une évidence : la farce continue. S’il n’y a pas grand-chose à dire sur la nomination par Gérard Larcher du conseiller d’État François Seners, celles de Jacqueline Gourault, ministricule du gouvernement Castex, et de Véronique Malbec, actuelle directrice de cabinet du Garde des Sceaux, renvoient au fonctionnement en forme de république bananière du système Macron. On ne s’étendra pas sur Madame Gourault, ancienne professeur d’histoire-géographie, choisie par Emmanuel Macron en récompense de sa proximité avec François Bayrou, de sa transparente carrière sénatoriale, et de son inconsistance ministérielle. On sait la désinvolture avec laquelle le président de la République traite les institutions.

La nomination de la magistrate Véronique Malbec est plus intéressante en ce qu’elle révèle l’absence totale de vergogne des membres essentiels de la Macronie, surtout s’ils proviennent du giron socialiste. Richard Ferrand a eu des soucis judiciaires qui lui ont barré la route du...

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