politiqueLa France insoumise

Pour Manon Aubry, "sale macaroni" n’était pas une insulte raciste

30/11/2020

ARTICLE. La députée de la France insoumise considère que seuls les gens de couleurs subissent au quotidien le racisme. Une thèse qui est la conséquence de l’entrisme des idées décoloniales au sein du parti, ainsi que de l’ambiguïté de la position de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet.

Pour Manon Aubry, "sale macaroni" n’était pas une insulte raciste

Lors d’un débat sur Franceinfo, le vendredi 27novembre, "Sale macaroni" n’était pas encore une insulte à caractère raciste, pour l'eurodéputée de La France insoumise (LFI) Manon Aubry. Alors que face à elle, Florence Portelli, vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France défendait l’existence d’un racisme antiblanc, l'eurodéputée a répondu  avec emphase: “Vous n'avez aucune idée de ce qu'est le racisme qu’ils (ndlr: les Noirs et les Arabes) subissent au quotidien”. Evoquant sa mère, immigrée italienne, Florence Portelli lui a répondu : “Sale macaroni, ce n'est pas une insulte raciste ?" A la grande stupéfaction des personnalités présentes sur le plateau, Manon Aubry a répondu sèchement :”Non, ce n'est pas une insulte raciste", poursuivant : “Ceux qui subissent au quotidien les insultes et les contrôles au faciès, ce sont des gens de couleur dans les quartiers populaires"

Une vision qui n’est pas sans rappeler l’idéologie décoloniale importée des campus américains au milieu des années 2000 et qui explose ces dernières années dans certains courants universitaires, associatifs et politiques en France. Le parti de la France Insoumise défendait par la voix de Mélenchon la vision d’une laïcité universaliste lors de la campagne présidentielle de 2017. Ce concept s’est peu à peu fissuré chaque année, sous les coups de boutoirs de l’aile indigéniste du parti, pourtant minoritaire au sein du mouvement. Suite à la première polémique visant la députée LFI Danièle Obono, qui avait qualifié, en novembre 2017 la responsable du Parti des indigènes de la République, Houria Bouteldja de "camarade", malgré des propos antisémites.

Jean Luc Mélenchon, a choisi de ménager la chèvre et le chou : d’une part, rappel de ses propres convictions personnelles : “Je condamne une telle déclaration comme je condamnerai tout ce qui attribue à un groupe humain un choix politique du seul fait de son appartenance religieuse ou ethnique...

Contenu disponible gratuitement

52 % de ce contenu restent à découvrir !

Pour accéder à la totalité des contenus gratuits, vous devez vous connecter ou créer un compte.

Chargement des commentaires...

Vous aimerez aussi

FP+