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Volodymyr Zelensky à l’Assemblée nationale, une ingérence dans la campagne pour les européennes ?

ARTICLE. Un entretien télévisé ce jeudi soir sur l’actualité internationale, une intervention de Volodymyr Zelensky le lendemain matin à l’Assemblée nationale… En difficulté dans leur campagne pour les européennes, la majorité et Emmanuel Macron abattent leurs dernières cartes avant les élections européennes. Tout en cynisme.

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Thibault Camus/AP/SIPA


D’aucuns diront que c’est une question de hasard, que les commémorations du 80e anniversaire du débarquement de Normandie ne pouvaient pas ne pas avoir lieu le 6 juin, trois jours avant les élections européennes du 9 juin. D’aucuns estimeront que c’est le rôle du président de la République que de répondre aux questions des journalistes le jeudi, en cette période de bouleversements géopolitiques. D’aucuns légitimeront la présence du président ukrainien à l’Assemblée nationale ce vendredi par l’aide apportée par la France à ce pays. Mais d’autres s’étonneront de voir la thématique ukrainienne rejaillir subitement en cette toute fin de campagne. On voudrait essayer de remobiliser un électorat, ne s’y prendrait-on pas autrement ?

Ce vendredi, autour de 9 h 50, Volodymyr Zelensky prononcera donc un discours dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Pour la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, la présence du président ukrainien est liée « à l’occasion des commémorations des 80 ans du Débarquement » et non aux élections européennes. L’opposition est plus suspicieuse. Sur les bancs de l’Assemblée, Olivier Marleix, le président des députés LR, a exprimé son regret qu’à « 48 heures d’un scrutin européen, alors que la veille, le président » se soit « invité sur toutes les chaînes de télé » et vienne « parasiter ce débat européen ».

« Hier, Daladier et Chamberlain, aujourd’hui, Le Pen et Orban. Nous sommes à Munich en 1938, il est minuit moins une » clamait ainsi en mars Valérie Hayer, tête de liste du camp macroniste. Sans que les effets de ces prédictions catastrophistes se fassent sentir par ailleurs, le parti de Jordan Bardella étant passé de 28 % à plus de 32 % des intentions de vote entre janvier et juin. Pire encore pour la Macronie, Raphaël Glucksman qui faisait jeu égal avec Manon Aubry (LFI) autour de 10...

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