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Equalis : quand l’aide aux migrants devient un juteux business

ARTICLE. L’association Equalis, qui aide les migrants et personnes précaires, est sous le feu des critiques depuis la révélation par le Canard enchaîné du train de vie « extravagant » de ses cadres, à commencer par le directeur général Arthur Anane. Celui-ci se serait octroyé plus de 16 500 euros bruts mensuels en plus nombreux d’avantages en nature…

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« Pour moi ils ont perdu pied, ils ont perdu de vue l’objet social de l’association » dénonce anonymement au Figaroun membre du Conseil d’administration d’Equalis. Révélé ce matin dans le Canard enchaîné, le train de vie de son équipe de direction fait scandale. Arthur Anane, directeur général de l’association et principal mis en cause, aurait été payé 16 500 euros bruts mensuels en 2020 (ce qui fait au moins 11 400 euros net mensuels et plus de 200 000 euros bruts au total sur l’année). Sept autres membres de la direction auraient touché entre 94 000 et 130 000 euros bruts annuels.

À ces salaires mirobolants s’ajouteraient divers avantages en nature : voiture de fonction, essence aux frais de l’association, aide au logement… Arthur Anane bénéficierait ainsi de 533 euros par mois pour se loger (en plus de son salaire) mais surtout d’un SUV Audi (Audi Q7 456 CV) qui coûte chaque mois pas moins de 2000 euros à Equalis. Les cadres sont apparemment autorisés à dépenser entre 750 et 900 euros de leasing par mois (location de véhicule avec option d’achat). Les marques « BMW, Mercedes, Lexus, Jaguar » seraient exclues de cette aide, mais pas les autres marques.

Arthur Anane justifie sa rémunération ainsi : « Cette somme peut paraître scandaleuse mais elle intégrait le paiement de congés non pris puisque Equalis est la fusion de deux associations que je dirigeais déjà ». Décoré de la Légion d’honneur en 2016, Arthur Anane est aussi le président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS), réseau de 800 entités à visée sociale ou humanitaire.

La présidente du conseil d’administration, Françoise Jan-Léger, justifiait quant à elle cette pratique en disant que l’association « a une croissance forte qui nécessite des professionnels expérimentés et bien formés ».

« Rien d’illégal »...

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