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Gilets Jaunes : une rentrée en demi-teinte

12/09/2020

Annoncée officiellement depuis quelques jours, la rentrée des Gilets jaune a eu lieu ce samedi dans toute la France. Un bilan mitigé après un premier samedi de mobilisation où chacun retrouvait ses marques.

Gilets Jaunes : une rentrée en demi-teinte

La rumeur d’une rentrée imminente enflait depuis début septembre. Elle s’est confirmée. Ce samedi 12 septembre, les Gilets jaunes ont battu à nouveau collégialement le pavé, un peu partout en France, pour faire entendre une colère sociale que l’épisode sanitaire n’a manifestement pas éteint. Pourtant, le pari n’était pas gagné. On disait le mouvement essoufflé déjà en début d’année, avant même le coup de massue du confinement. La police attendait 4000 à 5000 manifestants à Paris. Ils étaient finalement probablement un peu plus d’un millier.

Dans la capitale ; un mouvement constitué des Gilets jaunes d’île de France, mais aussi de provinciaux ayant fait le déplacement. Depuis quelques jours, sur les réseaux sociaux, les différents groupes s’étaient organisés, notamment pour mettre en place des systèmes de covoiturage et d’hébergement pour les provinciaux ayant pour projet de manifester à Paris. « On est (toujours) là !!! » pouvait-t-on lire, ce matin, place de la Bourse, sur une grande banderole signée GJ Besançon. C’est de la place de la Bourse qu’est parti à 10h l’un des principaux cortèges. L’autre grand cortège est parti de la place Wagram, à l’ouest.

Comme prévu, le mouvement a essaimé un peu partout en France, notamment à Marseille, Toulouse, Lille, Nantes, Lyon, Nice, Bordeaux et Strasbourg. A noter qu’à Toulouse, la manifestation a été interdite par les autorités locales pour cause sanitaire, mais la préfecture d’Occitanie et les forces de l’ordre s’attendaient tout de même à voir défiler un demi-millier de manifestants en centre-ville. En fin d’après-midi, on compte 7 interpellations à Toulouse. Ce matin, on comptait environ 300 Gilets jaunes dans le centre-ville de Grenoble, pour un appel à manifester depuis la gare pour « l’honneur des travailleurs ». Le plus souvent sans masques sanitaires. Pour France bleu Isère qui était sur place, la défiance vis-à-vis des consignes sanitaires, jugées liberticides, a...

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