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Le tribunal EELV a tranché sans même voir les preuves : Nicolas Hulot est coupable !

25/11/2021

ARTICLE. Ce jeudi soir, France Télévision diffusera le témoignage de cinq femmes qui affirment avoir été victimes d’agressions sexuelles de la part de Nicolas Hulot. Pour une partie d’EELV, il n’y a pas de doute à avoir, la présomption d’innocence n’existe plus, l’ancien ministre de l’Écologie est coupable.

Le tribunal EELV a tranché sans même voir les preuves : Nicolas Hulot est coupable !


« Demain, dans Envoyé Spécial, nous entendrons le témoignages (sic) de cinq femmes affirmant avoir été victimes [d’agressions sexuelles, ndlr] de Nicolas Hulot. » explique dans un tweet publié ce mercredi 24 novembre Julien Bayou. Le secrétaire national d’EELV — et, accessoirement, avocat — conclut par un cinglant :« Je les crois ». Alors que l’ancien ministre de l’Écologie a (à la veille de la diffusion de l’enquête) annoncé sa décision de se retirer de la vie publique, il est bon de rappeler que Julien Bayou se prononce fermement… sans avoir vu le reportage en question. Pour cette gauche progressiste, le mouvement « Me too » a sacralisé la parole des victimes, qu’elles le soient réellement ou pas.

L’ancien candidat aux régionales d’Île-de-France se veut rassurant quand il affirme que « nous respectons la présomption d’innocence, mais nous savons la difficulté pour les victimes de se faire entendre et nous avons le souci de ne pas invalider leur parole ». Bien qu’il reconnaisse que « nous n’avons pas vu le documentaire » il précise immédiatement, « mais nous serons toujours du côté des victimes ». La présomption d’innocence est ainsi sacrifiée sur la base de témoignages encore inconnus à ce jour.

« Entendez-vous ce sol qui tremble de la colère de nos paroles négligées ? »

« Arrêtez de négliger la parole des femmes, arrêtez de négliger la parole des enfants », a également tweeté Sandrine Rousseau ce même jour. « Entendez-vous ce sol qui tremble de la colère de nos paroles négligées ? » a-t-elle poursuivi, théâtrale, avant de conclure par une flopée de mots-dièse : « #MeToo #MeTooPolitique #MeTooInceste #MeTooTheatre ». Rappelons une nouvelle fois que « nos paroles négligées » font ici très probablement référence à l’affaire Hulot, donc une affaire dont on ne connaît...

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