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Les pantalons courts

CHRONIQUE. Tout au long de l'été, notre camarade Jean-Paul Pelras nous incite, avec ces chroniques champêtres, à nous replonger dans ce flot de souvenirs qui font notre identité collective. Aujourd'hui, retour en enfance.

Les pantalons courts

Inaugurons septembre en évoquant ce temps où nous arpentions préaux et autres cours de communales en culottes courtes. C’était la période des parties d’osselets, de marelles et de billes âprement gagnées sous le grand platane.

Là où les racines soulevaient le goudron pour mieux nous faire trébucher et peler nos genoux. Et hop, un petit tour aux « cabinets » pour sécher les larmes loin du regard des filles, rincer la plaie, enlever le gravier et nouer le mouchoir. Là où s’arrêtait forcement ce que nous n’appelions pas encore le short, mais aussi l’ourlet de la blouse ou celui du tablier.

Toute une époque le pantalon taille haute et jambes courtes que nous portions des premiers bourgeons aux premières gelées. Avec les sandales, les socquettes qui saucissonnent sous le mollet et les souliers qui faisaient « mastoc » en toile grossière ou en cuir râpé. C’était un peu avant que n’adviennent les premiers baskets et la surenchère des marques qui, depuis, font toujours des jaloux dans les cours de récrés. C’était l’époque où, dans nos villages, les grands-mères disaient des hommes en bermudas qu’ils portaient des « pantys ».

C’était le temps des jupes plissées pour les filles, des « eslips kangourous» et des survêtements bleus marine pour les garçons. Souvenez-vous, toujours équipés d’un élastique qui passait sous le pied. Pantalons qu’il ne fallait surtout pas oublier le jeudi quand nous avions « esport ». Le genre de fringues que l’on retrouve 40 ans après dans une malle. Avec des enfants qui vous demandent, l’air un peu inquiet, si elles ont vraiment existé.

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