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Un, deux, trois, elle tremblait de montrer quoi ?

CHRONIQUE. Tout au long de l'été, notre camarade Jean-Paul Pelras nous incite, avec ces chroniques champêtres, à nous replonger dans ce flot de souvenirs qui font notre identité collective. Aujourd'hui, quelques tenues estivales...

Un, deux, trois, elle tremblait de montrer quoi ?

Revenons un peu au temps des gentils pédalos, des grosses bouées “chambres à air”, du caravansérail et des premiers bikinis. Souvenez-vous : « Et un deux trois voilà qu’il arriva, cet itsi bitsi tini ouini rouge et jaune à petit pois », maillot inventé en 1946 par Louis Réard et dont le nom fut emprunté à un atoll du bien nommé Océan Pacifique, réputé pour ses essais nucléaires.

Une bombe, donc, le deux pièces riquiqui, prohibé par la morale, le puritanisme et même par le communisme jusqu’au début des années soixante dix où toutes les stars de la Croisette décidèrent en cœur d’arborer leur nombril, avant d’enlever le haut pour oser le “topless”.

 Précisons, à ce titre, qu’à partir de la Renaissance, on tolérait davantage la vision d’un sein que celle d’une cheville. Citons, pour l’exemple, le tableau représentant Agnès Sorel, le buste de Simoneta Vespucci où encore la poitrine dénudée de Marianne dans « La liberté guidant le peuple » de Delacroix.

Mais qu’on se le dise, ces dames n’avaient pas attendu que Bardot s’exhibe dans un film de Vadim pour lancer la mode, puisque au début des années trente un couturier parisien créa « l’atome » considéré comme étant le plus petit maillot de bain au monde. Certains y verront bien sur quelques jeux de mots « anatomiques », mais il faut savoir que des fresques datant de l’antiquité montrent déjà, en Sicile, des femmes en bikini.

Plus près de nous, il faut savoir que, intérêt économique oblige, l’affaire alla même jusqu’à susciter une discussion entre l’archiprêtre de Marbella et Franco en personne. Conciliabule qui déboucha sur l’autorisation d’arborer le bikini dès 1952 pour contribuer notamment au développement du tourisme ibérique. Ceci étant dit, avouons tout de même que le maillot de bain et celles qui le portent...

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