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Exportations d’électricité : EDF de nouveau en haut du podium européen

ARTICLE. Après une année 2022 particulièrement difficile, EDF est redevenu le premier exportateur d’électricité en Europe. Une bonne nouvelle pour la France et pour le nucléaire français, même si la vigilance est toujours de rigueur.

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2022 a été une aubaine pour tous les antinucléaires français. La France de l’atome, qui possèdait l’une des sources d’électricité parmi les moins chères, les moins émettrices de CO2 et enfin, les plus abondantes, vacillait sur ses fondations. Mais 2023 est venue remettre les pendules à l’heure. D’après le spécialiste norvégien de l’énergie Montel, la France a repris sa couronne, cédée l’année précédente à la Suède. Au second semestre 2023, elle a exporté 17,6 térawattheures (TWh) à l’étranger, redevenant ainsi le premier exportateur européen d’électricité.


2022, annus horibilis


La France revient de loin. Alors qu’en 2019, dernières années épargnée par les crises sanitaire puis énergétique, elle exportait 84 TWh et importait 28,3TWh, trois années plus tard, la donne s’était inversée. Pour la première fois depuis 1980, La France était devenue importatrice nette (avec un déficit de 16,5 TWh), ce qui représentait un peu moins de 4 % de la consommation nationale d’électricité d’après le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE. Les antinucléaires, plutôt que de s’inquiéter de cette perte de souveraineté et de la possibilité d’une crise énergétique majeure en hiver, jubilaient. Jean-Luc Mélenchon allait jusqu’à expliquer qu' « aujourd’hui [en été 2022] la source d’énergie la plus intermittente » serait l’énergie nucléaire. Flagrant délit de mauvaise foi, ou pire, d'incompétence en matière d’énergie pour le chef de la France Insoumise.

Nous n’entendrons pas Jean-Luc Mélenchon commenter les résultats français de l’énergéticien un an plus tard. Mais tout n’est pas parfait pour autant. Toujours fortement endettée, EDF a communiqué ses résultats financiers semestriels. Avec une production nucléaire  de 158,1 TWh en France — soit seulement 4 TWh de plus qu’au premier semestre de 2022 — ils sont encourageants, mais loin des 203,7 TWh semestriels enregistrés à l’été 2019. Fortement pénalisés par des défauts de soudures — corrosion dite "sous...

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