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La France, championne d’Europe du déficit commercial extérieur (et de loin)

07/10/2022

ARTICLE. Mois après mois, la balance commerciale française ne cesse de chuter. D’après la direction générale des douanes, le déficit mensuel atteindrait 15,5 milliards d’euros. Un nouveau record.

La France, championne d’Europe du déficit commercial extérieur (et de loin)


C’est une chute que rien ne semble malheureusement pouvoir enrayer. À chaque publication mensuelle depuis janvier 2022, la direction générale des douanes affiche un nouveau record. Pour le mois d’août, les données présentées ce vendredi 7 octobre sont du même acabit. La balance commerciale moyenne française — sur trois mois glissants — atteint un déficit de -15,5 milliards d’euros, reculant de 1 milliard d’euros par rapport à juillet.

Si les exportations restent stables, autour des 50 milliards d’euros, les importations continuent de nettement progresser. Toujours sur trois mois glissants moyens, elles sont passées de 61,8 milliards d’euros en mai 2022, à 65,6 milliards d’euros en août. Soit une progression de l’ordre de 6 %. Une évolution nettement favorisée par les importations d’énergies.

Elles ont été importantes sur deux plans. D’une part, il a fallu accélérer le taux de remplissage des stocks de gaz en prévision de l’hiver, qui a atteint fin août plus de 90 %. Ensuite, la France a connu une vague de défaillance de son parc nucléaire, dû à la sécheresse et aux problèmes de corrosions. De ce fait, l’Hexagone a dû importer de l’électricité. En juin, pour la première fois, la France présentait un solde inférieur (-1,3 TWh). En août, le prix du mégawatt-heure d’électricité sur les marchés de gros allait jusqu’à atteindre un pic de 1021 € !

Le pire élève de l’Europe

La situation dégradée de la France n’est pas liée qu’aux seuls marchés de l’énergie. En retraitant les importations et exportations de gaz et d’électricité, le solde du commerce extérieur fléchit modérément (0,2 milliards d'euros de diminution après 0,1 milliards d'euros en juillet) et s’établit à 6,7 milliards d'euros en négatif. Preuve qu’il s’agit bien là d’un problème structurel, que la seule crise énergétique ou russo-ukrainienne ne sauraient justifier à eux seuls.

Il suffit...

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