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Un troisième confinement pourrait achever la moitié des TPE/PME

27/01/2021

ARTICLE. Une étude de la Confédération des PME révèle qu’un chef d'entreprise sur deux estime ne pas être en mesure de supporter un troisième confinement. Après un exercice 2020 paradoxalement clément pour les disparitions d’entreprises, 2021 pourrait être annonciateur d’un tsunami social pour les patrons.

Un troisième confinement pourrait achever la moitié des TPE/PME

C’est la crise de l'optimisme dans les TPE et PME de France. Une étude de la Confédération des PME (CPME) auprès de 2 400 dirigeants interrogés entre le 7 et le 20 janvier, révèle qu’un chef d’entreprise sur deux estime ne pas être en mesure de supporter un troisième confinement. 58% des patrons ont contracté un prêt garanti par l’État (PGE), que 45 % pensent ne pas être en mesure de pouvoir rembourser. En ce qui concerne le report du versement des charges fiscales ou sociales, 49% en ont bénéficié et un tiers d’entre eux s’estime incapable d’honorer sa dette.

Depuis un an, les patrons sont ballotés au rythme des diverses décisions gouvernementales, des fermetures partielles ou totales de leurs établissements, des réouvertures, des aménagements… En résulte une lassitude ainsi qu’une résignation sur fond d’angoisse et de risque de faillites. Bien conscient des dangers encourus par l’économie française, le gouvernement a instauré, dès mars, un énième numéro vert à destination des chefs d’entreprises. 1 213 psychologues ont fourni conseils et assistance, 7 jours sur 7, toute la journée. Le but de ce dispositif appelé Apesa : prévenir et guérir la souffrance aigüe des entrepreneurs.

Bien que raillée, cette initiative gouvernementale a connu rapidement un succès inquiétant, allant jusqu’à saturer la ligne. Une étude de la fondation Jean-Jaurès a révélé le 6 novembre, que les chefs d’entreprise étaient 27% à avoir sérieusement envisagé de se suicider par le passé. Un pourcentage peu ou prou similaire à celui des artisans commerçants, souvent eux-mêmes autoentrepreneurs. Une enquête d’Amarok auprès de 2 300 entrepreneurs, a mis en avant que les entrepreneurs avaient deux fois plus de risques de tomber en dépression depuis le début de la crise. Le risque de surmenage a fait place au sentiment d’angoisse et la COVID est devenue le terreau...

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