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Intégration de l'Ukraine dans l'UE : Viktor Orbán charge la Commission européenne

ARTICLE. La Commission européenne s'engage, mais Orbán fait de la résistance. À l'aube d'un sommet stratégique pour l'UE, le Premier ministre hongrois oppose son veto à l'ouverture des négociations pour l'adhésion de l'Ukraine au groupe des 27 pays membres.

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L'Ukraine a formulé sa demande d'adhésion à l'Union européenne le 28 février 2022. Depuis lors, la Commission von der Leyen a exprimé un avis favorable. Cependant, Viktor Orbán ne partage pas cette position. Et c'est un problème pour l'eurocratie, car les États doivent se prononcer à l'unanimité pour que les négociations en vue d'une adhésion puissent voir le jour.

Ainsi, alors que les dirigeants des États membres doivent décider, à l'occasion du Conseil européen les 14 et 15 décembre prochains, s'ils suivent les recommandations de la Commission européenne d'inviter l'Ukraine à entamer des négociations d'adhésion à l'UE dès que Kiev aura satisfait aux conditions finales, le dirigeant hongrois a envoyé un courrier à Charles Michel, le président du Conseil européen. Pour le Hongrois, hors de question de jeter plus d'huile sur le feu ukrainien qu'il n'y en a déjà. Autre grief : l'enveloppe de 50 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine prévue par la Commission. Une initiative «insignifiante, déséquilibrée et irréaliste » selon lui. En désaccord de longue date avec Bruxelles, la Hongrie, membre de l'OTAN, va-t-elle gâcher la fête ?


Un veto économique et politique


Lors du prochain Conseil européen, un débat crucial : faut-il entamer les négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne ou lui allouer une aide supplémentaire ? Une équation complexe qui requiert un consensus parmi les 27. En réaction aux revendications européistes, le Premier ministre hongrois a qualifié la proposition d'adhésion de l'Ukraine à l'UE de « non fondée et mal préparée », arguant qu'elle ne devrait pas être discutée en décembre. Selon lui, l'ouverture de ces négociations ne s'aligne pas avec les intérêts nationaux de son pays. Il a également pointé du doigt Bruxelles pour sa hâte d'intégrer l'Ukraine, sans une analyse approfondie des implications pour les contribuables et les agriculteurs des peuples européens. 
Dans ce contexte,...

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