La défense européenne pour palier le désengagement américain ?
ARTICLE. Alors que les États-Unis regardent de plus en plus vers le Moyen-Orient et vers l’Asie, l’Europe entend gagner en autonomie militaire. L’occasion pour la France (macronienne) de mettre à nouveau en avant son projet de « défense européenne » qui peine à convaincre les autres États, notamment l'Allemagne.
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Bientôt une armée défilant sous la bannière étoilée européenne au rythme de l’Ode à la joie ? Si tous les États membres n’en rêvent pas – euphémisme pour certains comme l’Allemagne – la France, voire l’Italie, poussent en ce sens. Ce mercredi 2 septembre a eu lieu le quatrième volet du « European Defense Roundtable Series » réunissant l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et la Pologne. L’occasion pour un certain nombre de représentants de l’industrie de l’armement, des experts de la Défense ou de dirigeants politiques de se rencontrer pour dessiner les contours de ce que pourrait être une Europe plus autonome sur le plan militaire.
Au programme de ces journées, une série de tables rondes sur la sécurité européenne, la réponse à l’action russe, notamment numérique, et le soutien à l’Ukraine. Une prochaine et dernière réunion se tiendra à Berlin en novembre. Reste à savoir si quelque chose naîtra de ces échanges, destinés pour certains à favoriser la mise en place d’une Europe de la Défense (antique serpent de mer de la construction européenne), aidée par cette initiative qui s’épargne les lourdeurs du consensus et de la règle de l’unanimité exigée par les traités européens.
La France a longtemps prêché dans le désert en la matière. Depuis son discours de la Sorbonne du 26 septembre 2017, le président français plaide pour une « autonomie stratégique européenne ». Bien qu’elle ait longtemps été sceptique vis-à-vis de cette proposition, la Présidente du Conseil des ministres d’Italie, Giorgia Meloni, s’est progressivement rapprochée de la position française, mais tout en réaffirmant son attachement à l’OTAN.
Un désengagement américain ?
C’est par ailleurs l’évolution future envisagée de l’organisation sous tutelle américaine qui fournit le carburant à une éventuelle inflexion des États européens sur le sujet de la défense. Les États-Unis réalisent un audit en Europe pour évaluer...
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